Vivre le changement (3) Dieu ne change pas…

Nous sommes tous conscients que nous avons besoin de changer, de progresser, de grandir spirituellement. Or Dieu, lui, ne change pas… c’est même une des raisons pour lesquelles il est Dieu ! Mais comment un Dieu qui ne change pas peut-il nous aider à changer ?

Dieu ne change pas… mais il est vivant !

En fait, on pourrait dire que, fondamentalement, Dieu ne peut pas changer ! Sinon, il n’est plus vraiment Dieu. Si Dieu changeait, ça signifierait qu’il a progressé, qu’il s’est amélioré ou qu’il aurait régressé. Ou tout simplement qu’il lui manquait quelque chose… Il ne serait donc plus, ou pas encore, infini, éternel, parfait. En un mot : il ne serait plus Dieu.

Dieu, par définition, ne peut pas changer en lui-même. Et on trouve plusieurs affirmations bibliques pour évoquer ce qu’on appelle l’immutabilité de Dieu. Je vous en propose deux :

« Autrefois, tu as fait la terre,
et tes mains ont formé le ciel.
Tout cela disparaîtra, mais toi, tu restes toujours là.
La terre et le ciel s’useront comme un habit,
tu les changeras comme un vêtement, et ils laisseront la place.
Mais toi, tu restes le même,
et ta vie ne finit pas. » (Psaume 102.26-28)

« Mes frères et mes sœurs très aimés, ne vous trompez pas. Tout ce qui nous arrive de bon, tous les plus beaux cadeaux viennent d’en haut. Ils viennent de Dieu, le créateur du soleil et des étoiles. Chez lui, il n’y a pas de changement, pas de mouvement, pas d’ombre. Dieu a voulu nous donner la vie par la parole de vérité. Alors nous sommes d’une certaine façon au premier rang de tout ce qu’il a créé. » (Jacques 1.16-18)

Le verset 17 de Jacques 1 n’est pas facile à traduire :
PdV : « Chez lui, il n’y a pas de changement, pas de mouvement, pas d’ombre. »
TOB : « chez lequel il n’y a ni balancement ni ombre due au mouvement. »
NBS : « chez qui il n’y a ni changement ni éclipse. »
BFC : « Et Dieu ne change pas, il ne produit pas d’ombre par des variations de position. »
Semeur : « en qui il n’y a ni changement, ni ombre due à des variations »

D’autres textes bibliques évoquent une immutabilité de Dieu quant à ses promesses : il est fidèle à son alliance, il ne change pas. Mais ces deux textes vont plus loin et évoquent une immutabilité de l’être même de Dieu. C’est Dieu lui-même qui ne change pas.

Dieu ne change pas dans sa perfection, mais il est vivant ! Il est en constant mouvement, toujours en relation. Il est amour.

C’est dans la nature même de Dieu d’être en relation. Ici, la doctrine de la Trinité, même si elle garde son mystère, peut nous aider. En effet, en affirmant que Dieu est unique mais en trois personnes, on dit que Dieu est par nature un être en relation : de toute éternité le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont en parfaite relation en Dieu.

Dire que Dieu ne change pas, qu’il est immuable, ne veut pas dire qu’il soit statique, qu’il ne bouge pas. L’immutabilité de Dieu est dynamique ! Ce n’est pas une statue ! C’est d’ailleurs un leitmotiv des prophètes de l’Ancien Testament : Dieu n’est pas comme les faux dieux des nations qui ne sont rien d’autre que des statues, des idoles, immobiles et mortes.

Dieu est un être en relation et d’ailleurs, il a créé l’homme à son image : pour être en relation avec lui. Et il s’implique activement dans l’Histoire. La Bible parle même de Dieu qui se repent ! Ainsi, par exemple, au moment du Déluge : « Dieu se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre. » (Genèse 6.6) et on retrouve la même expression plus tard, en lien avec le peuple d’Israël. Certes, il y a une part d’anthropomorphisme dans une telle formule… mais n’est-ce pas une façon de souligner le changement de Dieu dans la relation avec les humains ?

Et puis, il y a l’incarnation ! Le mystère suprême : Dieu devient homme. Si ça, ce n’est pas un changement, qu’est-ce que c’est ? Evidemment, Dieu n’est ni plus ni moins Dieu qu’avant. Mais il a bel et bien changé ! Il y a bien, pour Dieu aussi, un avant et un après l’incarnation. Désormais, et pour l’éternité, cette humanité que Dieu a créée à son image est venue s’ajouter à Dieu.

Il y a là un mystère, certes, mais un mystère qui nous révèle que l’immutabilité de Dieu n’est pas l’immobilité. Dans la Bible, la perfection n’est pas un état mais une dynamique, en mouvement. Et l’appel de Jésus dans le Sermon sur la Montagne : « Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5.48) n’est pas un appel à atteindre un stade de perfection comme un s’assoit sur un trône, mais à être dans la dynamique de perfection de Dieu, vivants et en relation.

Dieu ne change pas… mais nous changeons à son contact.

S’il y a une chose qui ne change jamais pour nous, c’est que nous devons changer ! Et notre changement dépend de notre relation avec Dieu.

Quand on est engagé dans une relation authentique (en couple, en amitié…), on change, forcément ! Il en est de même avec Dieu. Mais Dieu, lui, ne change pas à notre contact… ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas pleinement impliqué dans la relation.

Dieu n’a pas créé l’homme parce qu’il lui manquait quelque chose ! Il l’a créé par grâce, librement, par amour. Dans notre relation à Dieu, nous ne pouvons rien lui apporter qu’il n’ait déjà pleinement et parfaitement ! C’est essentiel dans la compréhension de notre relation à Dieu : nous ne sommes pas d’égal à égal avec lui mais dans la dépendance absolue. Sa relation à nous est purement gratuite. C’est nous qui changeons dans notre relation avec Dieu. Pas lui ! C’est pourquoi, on ne peut jamais être dans le donnant – donnant avec Dieu : on ne peut rien lui donner qu’il n’ait déjà !

Pour être authentique, notre relation avec Dieu doit donc être basée sur la grâce, une relation libre et gratuite. Notre objectif, ce n’est pas d’atteindre la perfection, comme si c’était un état à atteindre au-delà duquel il n’y a rien de plus. Notre objectif, c’est d’approfondir notre relation avec celui qui est parfait et qui vient à nous.

Pour savoir comment changer, on a besoin d’un point de référence solide, qui ne change pas. Sinon, quelle cohérence dans le changement ? Ou alors nous sommes comme ces chrétiens décrits par l’apôtre Paul comme des petits bateaux poussés dans tous les sens par les vagues de la mer (Ephésiens 4.14).

Car si Dieu n’est pas immuable, on ne peut être sûr de rien. C’est le raisonnement de Jacques à propos de Dieu, chez qui « il n’y a pas de changement, pas de mouvement, pas d’ombre. » Dieu est lumière et ne peut en aucun cas être source de ténèbres. Et parce qu’il est immuable, ça ne changera jamais ! Sinon, on ne peut être sûr de rien…

Et si Dieu, en lui-même, est immuable, alors ses promesses sont fiables. Il demeure fidèle à ses promesses et sa parole ne changera pas non plus. Dieu est fiable, il n’est pas changeant…

Celui en qui la fiabilité de Dieu s’incarne parfaitement, c’est Jésus-Christ. C’est lui qui est notre point de référence immuable, le modèle parfait vers lequel tendre : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » (Hébreux 13.8). Il est l’image du Dieu invisible (Colossiens 1.15). Nous sommes transformés de gloire en gloire à son image (2 Corinthiens 3.18). Le disciple apprend de son maître et c’est ce que nous sommes. Nous avons besoin de Jésus-Christ comme unique point de référence.

Qu’est-ce que ça veut dire, concrètement ? Que Jésus-Christ est notre point de référence pour connaître Dieu et pour nous connaître nous-mêmes. Il est à la fois parfaitement Dieu et parfaitement homme. Si on veut comprendre Dieu, mieux le connaître, savoir qui il est, c’est à partir de Jésus-Christ que nous le pourrons. Si on veut mieux comprendre qui nous sommes, ce à quoi nous sommes appelés en tant qu’être humain, ce que Dieu attend de nous, c’est à partir de Jésus-Christ que nous le pourrons.

Conclusion

Non seulement, dire que Dieu ne change pas ne signifie pas qu’il soit immobile (il est vivant, toujours en mouvement, constamment en relation !) mais c’est justement parce qu’il ne change pas que nous avons besoin de lui pour changer. Car nous avons besoin d’un point de référence solide et immuable, que nous trouvons en Dieu, révélé en Jésus-Christ. C’est dans une relation authentique avec le Dieu immuable, par la foi en Jésus-Christ, que nous serons petit à petit changés, transformés, pour laisser son image en nous être réparée, reformée.

 

Vivre le changement (2) la sanctification

Je continue la série commencée la semaine dernière avec Vincent : vivre le changement. Aujourd’hui, nous allons rester sur le développement de la vie chrétienne, ce qu’on appelle parfois la sanctification. J’ai choisi un texte de l’apôtre Paul, qui écrit à des chrétiens en Grèce, à Philippes. Paul veut les encourager à progresser dans leur vie chrétienne.

Lecture biblique: Philippiens 2.12-16a

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non pas seulement en fonction de ma présence mais d’autant plus maintenant, en mon absence, mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement. 13 Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire pour son bon plaisir.

14 Faites tout sans maugréer ni discuter, 15 pour être irréprochables et purs, enfants de Dieu sans défaut au milieu d’une génération perverse et dévoyée, dans laquelle vous brillez comme les lumières du monde, 16 en portant la parole de la vie. 

Paul ne fait pas dans le politiquement correct ! Surtout la dernière phrase… C’est comme ça que vous vous décrivez ? Les mots sont forts ! Et l’ambition, élevée : être irréprochables, purs, lumières du monde, porteurs de vie… Ca paraît très présomptueux ! Un peu méprisant aussi pour la génération perverse et dévoyée… Mais même si les mots pour le moins nous interpellent, le message de Paul ne nous est pas si étranger. Nous désirons faire quelque chose de notre vie : de faire la différence, d’être utiles, d’agir pour la justice, de faire du monde un espace plus fraternel et bienveillant – ça c’est en termes politiquement corrects ;). Pas forcément dans l’univers entier ! Mais au moins autour de nous : dans notre famille, avec nos enfants, nos amis, au travail – que notre vie ait un impact positif sur ceux qui nous entourent. Et que nous ne soyons pas rangés avec les corrompus, les lâches, les menteurs, les indifférents, les égoïstes… sans même parler des pervers !

Paul nous dit que nous pouvons assumer cette ambition élevée, car ce n’est pas la nôtre : c’est celle de Dieu ! Notre ambition n’est pas le fruit de l’égoïsme ou de l’orgueil, mais de la vocation que Dieu lui-même nous adresse, à chacun de nous.

En effet, grâce à Jésus, nous recevons le pardon de Dieu pour nos compromissions, nos fautes, nos failles, nos déviances… En lui nous sommes innocents, purs, saints aux yeux de Dieu ! Par grâce ! Mais nous ne recevons pas que le pardon… Nous recevons aussi une vocation : que la vie de Dieu se diffuse en nous, dans tous les domaines de notre vie, et autour de nous, pour faire la différence. La sanctification, c’est simplement ce parcours de vie où nous apprenons à vivre comme Dieu, à briller de la même lumière que lui. Pas pour obtenir le salut, mais pour le laisser transformer notre vie. Nous apprenons à assumer la sainteté que Jésus nous a accordée. Beau projet de vie, non ?

1)     Un chantier permanent       

La sanctification, c’est un parcours, ou pour prendre une autre image, un chantier. Et nous sommes tous concernés par ce chantier. Le salut reçu en Jésus, c’est le projet d’architecte validé par l’urbanisme. En plus Jésus nous donne les fonds : il a payé pour que nous puissions construire cette vie belle et bonne.

La difficulté, je l’avoue, c’est que le chantier de notre sainteté ne sera jamais vraiment terminé sur terre… Même quand on aura posé les fondations, qu’on aura bâti les murs, mis en place électricité et tuyauterie, posé les placos, peint les murs… il restera des failles à combler, des finitions à rattraper, une toiture ou un crépi à refaire… Même quand les grues ont quitté le chantier, une maison s’entretient toute la vie !

Sachant cela, est-ce que ça vaut le coup de se lancer dans le chantier ? Oui !!! parce qu’on peut espérer aller assez loin pour que cette maison devienne un beau lieu de fraternité et d’amitié, de joie et de chaleur, même s’il reste toujours des travaux à accomplir.

Permettez-moi d’insister sur le chantier permanent. Nous sommes tous en chantier – ne vous laissez pas impressionner par les belles façades des autres ! Nous avons tous besoin que la vie de Dieu nous transforme un peu plus profondément. Que nous soyons jeunes ou vieux, convertis depuis peu ou depuis longtemps, pasteur ou visiteur pour la première fois : nous sommes tous en chantier.

Toute notre vie, à 7 comme à 87 ans, nous avons un double mouvement à vivre : abandonner ce qui nous sépare de Dieu, couche par couche, et renoncer à ce qui nous déforme. Pour certains points ce sera facile, pour d’autres, nos points faibles souvent, il faudra revenir à la charge ! Parfois ce sera la tentation du pouvoir, du mensonge, de l’argent, le regard qu’on porte sur l’autre, la peur, une tendance à l’orgueil ou à l’amertume…

Evacuer… pour construire ! Laisser le salut avoir des résultats concrets, positifs, dans notre vie : l’humilité, la générosité, la bienveillance, la joie, la paix, la patience, l’amour de la vérité… et toujours la foi ! Toujours nous avons besoin de redécouvrir qui est Dieu, quel regard il porte sur nous, l’ampleur de sa puissance et de son amour… Devant une nouvelle situation (naissance d’un enfant, mariage, deuil, nouveau travail ou perte de travail, une maladie…), bien souvent il nous faudra réapprendre à faire confiance à Dieu. Ce qui était acquis dans tel contexte devra se réapprendre dans un autre. Ce qu’on aura appris à 40 ans, on le réapprendra, autrement, à 80 ans…

2)     L’équipe de constructeurs   

Quelle équipe pour ce chantier ? Nous, bien sûr ! Mais heureusement, nous ne sommes pas seuls ! Dieu travaille avec nous. Plus, dit Paul, Dieu opère en nous le vouloir et le faire. Autrement dit, il nous donne l’impulsion et les forces pour aller dans la bonne voie. Dieu pèse avec poids en faveur de notre changement. Il vient nous aider, faire avec nous, faire pour nous quand nous sommes trop démunis. De l’intérieur, par l’Esprit, il prépare le terrain, renforce les décisions, enracine les nouvelles habitudes que nous prenons…

Vous avez peut-être déjà expérimenté ça : « normalement, avec untel ou devant telle situation, j’aurais réagi comme ça, mais là, pas du tout ! J’étais patient/ calme/ je me suis tu au lieu de parler/ j’ai résisté. » C’est Dieu qui a raccordé l’électricité et permis de mettre une lampe là où c’était sombre. Et je n’ai encore jamais vu quelqu’un se lamenter de ne plus se reconnaître : eh oui, Dieu enlève ce qui est mauvais en nous, ce qui nous afflige et nous déforme. Par contre, tout ce qu’il construit c’est avec du beau matériel, pour améliorer la construction.

Si Dieu travaille avec et pour nous par son Esprit, est-ce que nous avons encore notre place dans l’équipe ? Oui ! car Dieu ne travaille pas sans nous. D’une part il faut bien lui laisser les clefs – j’ai l’impression que sur certains sujets, Dieu ne va pas travailler si on ne le lui demande pas. D’autre part, Dieu nous confie des tâches à accomplir avec lui : nous ne sommes pas sur le côté à regarder de loin, mais avec lui au cœur de l’action, à apprendre, tester, s’entraîner.

3)     Les outils 

Une équipe sans outil n’ira pas très loin ! J’en nommerai 3 – ce n’est pas exhaustif !

  • la Bible : nous y apprenons à connaître Dieu, son projet pour nous, ce qu’il faut évacuer et ce qu’il faut construire. C’est notamment là que Dieu nous parle et nous inspire pour notre vie. Peu importe la version, la longueur des textes, si nous utilisons un guide, un site, ou pas. Si nous sommes lassés d’une façon de faire, faisons autrement ! L’essentiel, c’est de se plonger régulièrement dans ces textes où Dieu nous parle.
  • la prière : elle nous met en relation avec Dieu. Mais c’est aussi un temps où nous apprenons à voir les choses autrement, à orienter nos désirs, notre ambition, notre volonté dans une meilleure direction – Dieu nous transforme dans la prière.

La prière et la lecture de la Bible, seul ou en groupe, dans l’échange et l’encouragement ou le recueillement, sont des outils essentiels pour grandir.

  • les moments pivots, bons ou mauvais. parfois des prises de conscience, des rencontres, des grandes décisions. parfois des difficultés. Nous ne pouvons pas les provoquer – et dans le cas des difficultés, nous ne voulons pas ! Pourtant, dans le bon comme dans le mauvais, Dieu est à nos côtés, Dieu agit en nous et pour nous. Pour ce qui est douloureux, nous avons tendance à dire : surtout pas ! Mais pour de nombreux croyants, c’est aussi dans la difficulté qu’ils ont grandi. Il ne s’agit pas de chercher la souffrance, ou l’épreuve, mais de prendre conscience que c’est aussi un outil que Dieu utilise. Car dans les moments difficiles en particulier, nous nous recentrons sur l’essentiel. C’est là que nous nous débarrassons du superflu, de ce qui détruit, de ce qui est à la mauvaise place. C’est là que nous apprenons à mettre en pratique la foi et la grâce. Ce sont des moments où nous apprenons de Dieu de manière privilégiée, si nous les vivons avec lui.

Conclusion

Un chantier permanent, avec une équipe de choc, et des outils simples mais efficaces ! Quel est le rythme du chantier ? Nous savons tous qu’il y a des périodes où ça avance plus vite que d’autres. Parfois c’est normal : il faut laisser la peinture sécher… laisser se consolider ce que nous venons de construire avant d’ajouter autre chose. Mais à d’autres moments, on a l’impression que le mur qu’on vient de construire s’écroule… Alors il faut revenir aux fondements, aux fondations, au Christ, à ce qu’il est pour nous et ce que nous sommes pour lui. C’est pareil quand on stagne : là aussi, revenons au salut et à l’appel que nous avons reçu. Retrouvons la vision globale du projet de Dieu. Reprenons nos outils, et demandons à Dieu de venir relancer le chantier. D’expérience, Dieu ne laisse pas ce genre de prière sans réponse ! Car l’objectif est trop grand pour que Dieu ne fasse pas tout ce qui est possible pour nous aider à l’atteindre : briller comme des lumières dans ce monde. Etre des relais de la lumière que Dieu est. Porter aux autres la bonté de Dieu, la paix de Dieu, la justice de Dieu. Dieu a donné son propre fils pour que nous puissions devenir nous-mêmes porteurs de sa lumière. Alors laissons la lumière de Dieu nous éclairer, nous purifier, nous transformer !

Pour terminer, je vous invite à un moment de prière, avec cette question : où en êtes-vous dans ce chantier ? où en êtes-vous avec Dieu ? que vous soyez au début ou vers la fin du chantier, dans quel domaine aimeriez-vous voir des changements ? est-ce que vous avez l’impression peut-être de stagner ? nous avons tous besoin de nous replacer devant Dieu.

Canevas