Jonas – épisode 2

Résumé du premier épisode : Au VIIIe siècle avant J-C, alors que la redoutable Assyrie terrifie toute la région, la parole du Seigneur est adressée à Jonas, prophète en Israël. Dieu lui donne la mission d’aller annoncer la destruction de la ville à Ninive, la capitale assyrienne. Mais Jonas, prophète rebelle, refuse d’obéir à Dieu et prend un bateau pour Tarsis, aux antipodes de Ninive. Mais on n’échappe pas si facilement au Dieu souverain qui déclenche une tempête terrible, forçant Jonas à raconter son histoire aux marins. Le prophète propose alors qu’on le jette à la mer pour calmer la tempête… Et ça fonctionne ! C’est donc dans cette position très inconfortable, pour ne pas dire désespérée, que nous allons retrouver Jonas pour le deuxième épisode.

Jonas 2

1 Le SEIGNEUR envoie un grand poisson pour avaler Jonas. Jonas reste dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. 2 Dans le ventre du poisson, il prie le SEIGNEUR son Dieu. 3 Il dit :

« Je suis très malheureux.
Alors je crie vers toi, SEIGNEUR, et tu me réponds.
De la profondeur de la mort, j’appelle au secours et tu entends ma voix.
4 Tu m’as jeté dans un trou profond au cœur de la mer, et l’eau m’entoure.
Toutes tes vagues et toute ton eau tombent sur moi.
5 Et moi, je dis :
“Tu m’as chassé loin de tes yeux.
Pourtant, je veux revoir ton temple saint.”
6 L’eau m’arrive jusqu’au cou.
La mer m’entoure.
Des herbes s’enroulent autour de ma tête.
7 Je suis descendu jusqu’au pied des montagnes.
Je suis dans le monde des morts,
et les portes sont fermées à clé derrière moi, pour toujours.
Mais toi, SEIGNEUR mon Dieu, tu me fais remonter vivant de ce trou.
8 SEIGNEUR mon Dieu, je vais bientôt mourir.
Alors je me souviens de toi, SEIGNEUR, et ma prière monte près de toi dans ton temple saint.
9 Ceux qui adorent les faux dieux n’ont aucune chance d’être sauvés.
10 Mais moi, je chanterai ta louange, je t’offrirai des sacrifices.
Je tiendrai les promesses que je t’ai faites.
Oui, c’est toi qui sauves, SEIGNEUR ! »

11 Alors le SEIGNEUR donne cet ordre au poisson : « Rejette Jonas sur la terre ! » Et aussitôt le poisson obéit.
La partie narrative de cet épisode est très courte. Elle se limite à deux versets au début et un verset à la fin du chapitre : Dieu fait intervenir un gros poisson qui avale Jonas et le recrache trois jours plus tard sur la terre ferme. C’est tout. Le plus gros du chapitre est constitué d’une longue prière de Jonas, composée essentiellement de citations de Psaumes, un vrai cantique des profondeurs. Non seulement parce qu’il est prononcé dans le ventre du poisson mais aussi parce qu’il reflète les profondeurs de l’âme du prophète dans cette expérience.

L’intervention de Dieu

Arrêtons-nous d’abord sur l’intervention de Dieu. Indirecte mais efficace. Dieu n’agit pas directement, par exemple en transportant Jonas hors de la mer, mais il fait appel à un poisson.

Dieu continue d’apparaître comme le maître de la Création. Il déchaîne la mer et la calme quand il veut. Il donne des ordres aux animaux et ils obéissent. Remarquez que dans la création, les éléments naturels et les animaux obéissent à Dieu. Il n’y a guère que l’homme pour lui désobéir et lui donner du fil à retordre ! Mais le Seigneur l’a voulu ainsi. Il a créé les humains libres et responsables, non comme des bêtes à qui il donne des ordres mais comme des partenaires d’alliance, des êtres responsables…

Tout cela n’empêche pas le Seigneur de poursuivre son projet et son projet passe, en l’occurrence, par Jonas ! Mais pourquoi a-t-il choisi de le sauver avec un poisson ? Savez-vous comment l’on écrivait le nom de la ville de Ninive dans l’Antiquité ? On utilisait un idéogramme qui représentait un poisson à l’intérieur d’un vase ! Coïncidence ? Je ne crois pas…

En faisant avaler Jonas par un poisson, présent dans l’idéogramme de Ninive, le Seigneur ramène encore le prophète à sa mission première : aller jusqu’à la capitale assyrienne. C’est comme s’il lui disait : « Non seulement je te délivre de la tempête, mais en plus je te rappelle ta mission : je t’envoie dans la gueule du poisson, à Ninive ! »

Au cas où Jonas en douterait encore, il n’échappera pas à Dieu et à la mission qu’il veut lui confier. Lorsque nous faisons la sourde oreille à son appel, le Seigneur sait utiliser tous les moyens pour nous le faire comprendre.

Les rôles du poisson

Arrêtons-nous maintenant sur le nouveau personnage de cet épisode : le poisson. Il joue un rôle clé dans l’histoire de Jonas. Il est bien-sûr l’instrument par lequel Dieu accomplit son dessein à l’égard du prophète. Mais il joue également un rôle symbolique, au moins à deux niveaux.

Le poisson – abîme

L’histoire nous dit que Jonas passe 3 Jours et 3 nuits dans le ventre du poisson. Il semble que dans l’Antiquité, c’est le temps qu’il fallait pour atteindre le séjour des morts. En tout cas, après 3 jours dans le ventre d’un poisson, normalement Jonas devrait être mort ! Et c’est bien ce qu’il exprime dans son cantique des profondeurs (v.7) :

Je suis descendu jusqu’au pied des montagnes.
Je suis dans le monde des morts,
et les portes sont fermées à clé derrière moi, pour toujours.

Du coup, si le fait d’être dans le ventre du poisson est assimilé à une mort pour Jonas, le fait d’être recraché par le poisson apparaît comme un retour à la vie, une résurrection (v.7) :

Mais toi, SEIGNEUR mon Dieu,
tu me fais remonter vivant de ce trou.

Le moment où Jonas est recraché sur la terre ferme est une nouvelle naissance : Dieu offre une nouvelle chance à Jonas, un nouveau commencement possible.

C’est bien-sûr dans cet épisode qu’il faut voir prioritairement le « signe de Jonas » dont parle Jésus à son propre sujet : « Oui, Jonas a passé trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson. De la même façon, le Fils de l’homme passera trois jours et trois nuits dans la terre. » (Matthieu 12.40)

Mais c’est aussi une merveilleuse illustration de la grâce de Dieu, toujours prête à nous donner une nouvelle chance, à nous permettre un nouveau départ. Quel que soit l’abîme dans lequel nous avons pu sombrer, Dieu veut nous en faire sortir et nous faire renaître à une vie nouvelle.

Le poisson – temple

Si le poisson de Jonas est un abîme, plus surprenant, il joue aussi le rôle d’un temple. Il devient un lieu de prière où Jonas s’adresse à Dieu, comme dans le temple. D’ailleurs sa prière contient des références explicites au sanctuaire.

Au moment de prier, c’est comme si le prophète n’était plus dans le ventre d’un poisson. D’ailleurs, il parle de son expérience au passé : « je suis descendu… tu m’as fait remonter… ». Il s’engage aussi à offrir des sacrifices et s’acquitter de ses voeux, actes cultuels liés au temple.

La grande leçon de cet épisode, dans la prière de Jonas, c’est qu’il n’y a pas de lieu où Dieu soit absent… Tout est temple du Seigneur. Ou tout peut le devenir par la foi. Même le ventre d’un poisson. Où que nous nous trouvions, quelle que soit la vie que nous menons, si nous prions, le lieu où nous nous trouvons devient un temple, le lieu de la présence de Dieu !

Et Dieu entend notre prière. Il a entendu celle de Jonas. Prière de repentance, appel au secours, la prière du prophète est surtout un psaume de reconnaissance. Les supplications sont contrebalancées par les réponses de Dieu déjà reçues et la reconnaissance. L’évocation du péril qu’il subit se termine toujours dans l’assurance de revoir le temple. Les verbes sont au passé (ça ne ressort pas clairement dans la version « Parole de Vie »), comme si la prière était prononcée après la délivrance.

Le but de cette prière (comme de toute prière d’ailleurs) n’est pas de faire infléchir la volonté de Dieu : en envoyant le poisson, Dieu avait déjà décidé de sauver Jonas de la mort. La prière, pour Jonas comme pour nous, est l’occasion d’un retour à Dieu (une repentance…), ou d’exprimer notre reconnaissance et notre dépendance du Seigneur.

Conclusion

Finalement, que retenir de ce deuxième épisode ?

D’abord une nouvelle leçon sur la souveraineté de Dieu. Si Jonas pouvait jusqu’alors se sentir traqué par la souveraineté de Dieu, incapable de fuir loin du Seigneur, il peut maintenant voir cette même souveraineté sous un autre regard. N’est-ce pas aussi le Dieu souverain qui l’a délivré de la tempête par le gros poisson ? Tout est une question de perspective, et dépend de notre vision et de notre relation à Dieu.

Ensuite une leçon importante pour nous tous, pour notre prière, particulièrement si nous passons par des temps d’obscurité et d’épreuve : il n’y a pas de lieu, aussi obscure soit-il, qui ne puisse devenir le temple de Dieu, le lieu de sa présence. Ne l’oublions jamais !

Jonas – épisode 1

 

Pour ce dimanche et les trois à venir, je vous propose un petit feuilleton de l’été. Avec une histoire pleine de rebondissements, un héros surprenant, de l’action, de l’humour et si c’était un film, des effets spéciaux spectaculaires ! C’est l’histoire d’un prophète anti-héros du nom de Jonas.

L’histoire se déroule au VIIIe siècle avant J-C, dans le Royaume d’Israël, le Royaume du nord, sous le règne de Jéroboam II, un roi qui déplaisait aux yeux du Seigneur mais qui avait pourtant plusieurs victoires militaires à son actif, grâce notamment aux conseils d’un prophète patriote, Jonas, fils d’Amittaï, de Gath-Hépher.

Mais en ce temps-là une super puissance terrorise toute la région : l’Assyrie, dont la capitale est Ninive. Sa volonté d’expansion ne semble avoir aucune limite et sa puissance militaire aucune rivale…

Lecture biblique : Jonas 1

1 Un jour, le SEIGNEUR adresse cet ordre à Jonas, le fils d’Amittaï : 2 « Debout, va à Ninive, la grande ville. Tu menaceras ses habitants en disant : “Le SEIGNEUR en a assez de voir vos actions mauvaises.” »

3 Jonas se met en route, mais pour fuir à Tarsis, loin du SEIGNEUR. Il arrive à Jaffa. Là, il trouve un bateau qui part pour Tarsis. Il paie son voyage. Puis il monte dans le bateau, pour aller avec les marins à Tarsis, loin du SEIGNEUR.

4 Mais le SEIGNEUR lance sur la mer un vent violent, et la tempête est si forte que le bateau risque de se casser. 5 Les marins ont peur, chacun crie vers son dieu. Ils jettent à la mer tous les objets qui sont dans le bateau pour le rendre plus léger. Pendant ce temps, Jonas est descendu au fond du bateau, il s’est couché et dort profondément. 6 Le capitaine du bateau s’approche de lui et lui dit : « Quoi ? Tu dors ! Lève-toi, crie vers ton dieu ! Il pensera peut-être à nous, et nous ne mourrons pas. » 7 Puis, les marins se disent entre eux : « Pour connaître le responsable du malheur qui nous arrive, tirons au sort. » Ils tirent au sort, et le sort tombe sur Jonas. 8 Alors les marins lui disent : « Notre malheur vient de toi. Dis-nous : qu’est-ce que tu fais ici ? D’où viens-tu ? De quel pays et de quel peuple es-tu ? » 9 Jonas répond : « Je suis hébreu, et c’est le SEIGNEUR que j’adore, le Dieu qui est au ciel, celui qui a fait la mer et la terre. » 10 Puis il leur raconte son histoire. Les marins ont très peur. Ils disent à Jonas : « Qu’est-ce que tu as fait là ! » En effet, maintenant, ils savent que Jonas fuit loin du SEIGNEUR. Ils lui demandent : 11 « Qu’est-ce que nous allons faire de toi pour que la mer se calme autour de nous ? » En effet, les vagues montent de plus en plus. 12 Jonas répond aux marins : « Prenez-moi et jetez-moi à la mer. Ainsi la mer deviendra calme autour de vous. Oui, je le sais, cette violente tempête vous attaque à cause de moi. » 13 Les marins rament pour rejoindre la côte, mais ils n’y arrivent pas. Les vagues montent de plus en plus contre eux. 14 Ils prient le SEIGNEUR et disent : « Ah ! SEIGNEUR, ne nous fais pas mourir à cause de cet homme ! Ne nous rends pas non plus responsables de la mort d’un innocent. En effet, c’est toi, SEIGNEUR, qui as fait ce que tu as voulu. »

15 Puis, ils prennent Jonas et ils le jettent à la mer. Alors la colère de la mer se calme. 16 Ensuite, les hommes sont remplis d’un grand respect envers le SEIGNEUR. Ils lui offrent un sacrifice et ils lui font des promesses avec serment.

Prophète rebelle

Notre histoire commence comme n’importe quelle histoire de prophète dans la Bible : Dieu adresse sa parole à son prophète et lui donne un ordre de mission. Mais bien vite, tout bascule. Normalement le prophète se lève, obéissant, même s’il parlemente un peu parfois, et il accomplit la mission que lui confie le Seigneur. Jonas, lui, se lève, certes… mais pour s’enfuir ! Le Seigneur lui demande d’aller à l’est, Jonas cherche un bateau pour aller à l’ouest, le plus loin possible…

On ne donne aucune explication à la fuite de Jonas. Lui-même ne dit rien du tout, il n’essaye même pas de négocier avec le Seigneur, comme d’autres l’ont fait parfois. On en saura plus dans la suite du récit… mais il est déjà clair que Jonas ne veut pas aller à Ninive, capitale de l’Assyrie, cet empire païen dominant et redoutable.

Jonas connaît le Seigneur, c’est quand même bien un prophète. Il ne s’imagine pas une seconde pouvoir échapper à Dieu ! Il sait parfaitement que ce n’est pas en fuyant de l’autre côté de la grande Mer qu’il échappera au Dieu Créateur du ciel et de la terre !

Sa fuite est donc un acte de rébellion ouverte. Une façon de montrer au Seigneur qu’il ne veut pas lui obéir. C’est comme s’il lui disait : « allez, trouve quelqu’un d’autre ! Il y a bien d’autres prophètes… »

Sans aller jusqu’à la rébellion, n’avons-nous jamais dit au Seigneur : « trouve quelqu’un d’autre ! » ? Parce qu’on se sent incapable, parce qu’on n’en a pas envie, parce qu’on pense que d’autres le feront bien mieux que nous, parce qu’on a d’autres projets… « Trouve quelqu’un d’autre ! »

Mais si le Seigneur nous demande quelque chose, ce n’est pas parce qu’on est meilleur que les autres ou parfaitement équipé pour le faire. C’est parce qu’Il veut le faire en nous et par nous. C’est sa grâce qui appelle…

Prophète traqué

Mais le Seigneur ne lâche pas Jonas. On ne se rebelle pas contre le Dieu souverain si facilement que cela… Et le Seigneur sort l’artillerie lourde : il déclenche une terrible tempête. Les marins eux-mêmes paniquent et n’ont d’autre issue que d’invoquer leurs dieux pour qu’ils soient délivrés.

La rébellion de Jonas ne le met pas seulement en danger, lui, mais aussi ceux qu’il accompagne. Nos choix de vie, nos décisions ont souvent des répercussions sur ceux qui nous entourent… Mais Jonas, lui, dort. Il fuit jusque dans le sommeil… ce qui suscite la colère des marins ! « Toi aussi invoque ton dieu ! »

Cette tempête n’est pas normale, les marins le sentent. Elle a une cause surnaturelle. Quelqu’un attire le malheur sur le bateau. Alors ils tirent au sort… et le sort tombe sur Jonas ! Comme par hasard…

Traqué jusqu’au bout, Jonas n’échappera pas à la souveraineté de Dieu !

N’y a-t-il pas là encore une leçon ? Pour celui qui ne veut pas obéir au Seigneur, sa souveraineté est pesante, envahissante et ressemble à de l’acharnement. Mais pour celui qui veut obéir au Seigneur, sa souveraineté est bienfaisante et apaisante. Elle est l’assurance que c’est lui qui tient les rennes !

Prophète malgré lui

Mais revenons à notre tempête… Le sort est tombé sur Jonas et c’est le tournant de l’histoire. Le prophète ne peut plus fuir, il ne peut plus nier l’évidence. Et il propose une solution : puisque tout est de sa faute, qu’il soit jeté à la mer, en pleine tempête !

S’agit-il d’un élan suicidaire de Jonas, la mort étant la seule issue pour échapper à l’appel du Seigneur ? Ou est-ce là un vrai sursaut de conscience du prophète : il faut qu’il se sacrifie pour sauver l’équipage… et si le Seigneur veut vraiment l’envoyer à Ninive, il le délivrera !

Toujours est-il que cela fonctionne. Aussitôt jeté à la mer, la mer se calme. Et ici s’arrête la fuite de Jonas.

Et quand on y regarde de plus près, on peut percevoir toute l’ironie de l’histoire : c’est malgré lui que Jonas va être prophète.

A son insu, Jonas est l’instrument d’une « conversion » des marins païens. Regardez le changement chez eux : avant que Jonas révèle son identité, les marins implorent Jonas de prier son dieu, après ils implorent eux-mêmes le Seigneur ; avant, au coeur de la tempête, ils implorent leurs dieux, après, lorsque la tempête est apaisée, ils offrent des sacrifices au Seigneur…

Voilà une véritable « conversion » dont le prophète Jonas a été l’instrument… mais à son insu. Et sans trop vous spoiler la suite de l’histoire, ce n’est pas la dernière fois que cela arrivera pour Jonas…

Plus fort encore, l’expérience de Jonas a peut-être elle-même une portée prophétique plus grande. N’est-ce pas ici, dans la tempête, que commence le « signe de Jonas » dont parlera Jésus à propos de lui-même ? D’une certaine manière, Jonas « donnant sa vie » pour sauver tout l’équipage peut évoquer le sacrifice de Jésus, donnant sa vie pour sauver l’humanité.

Conclusion

La leçon de ce premier chapitre de l’histoire de Jonas est claire : Dieu est souverain et nul ne peut s’opposer à sa volonté. Pas même un prophète !

La question n’est donc pas de savoir si on peut ou non échapper à Dieu et sa volonté souveraine, mais comment sa volonté souveraine s’accomplira dans notre vie.
Est-ce que ce sera contre notre gré, à notre corps défendant ? Dans ce cas nous allons au devant de dangereuses tempêtes et nous nous compliquerons la vie…
Ou alors est-ce que ce sera dans l’obéissance et la confiance en Dieu ? Et là nous trouverons la paix.

Nous ne sommes pas tous des Jonas, appelés à nous lever pour proclamer le message de Dieu. Mais nous sommes tous les destinataires de l’appel de Dieu, sous différentes formes, pour différentes missions. Nous recevons tous son appel à le suivre, à le servir.

Quelle est donc notre réponse, aujourd’hui, à l’appel de Dieu ?