Le Notre Père, une prière missionnaire!

L’attente est une position difficile à tenir. En général, nous détestons attendre – quel que soit l’évènement, bon ou mauvais. Certains sont dans l’impatience, la frustration, l’agitation parce que cette attente est insoutenable. D’autres, tout aussi impatients, se découragent et baissent les bras. J’en connais qui calculent 10 coups à l’avance, quand d’autres se laissent simplement porter – on verra bien demain.

L’attente fait partie de la foi chrétienne. Le chrétien est quelqu’un qui attend. Qui attend le règne de Dieu. La Bible en effet nous livre une promesse : le Dieu qui nous sauve en Christ n’a pas dit son dernier mot, et il prépare l’instauration d’un monde autre, un monde entièrement renouvelé par la puissance du Christ. Son règne, ou royaume, dans le Nouveau Testament.

La période de l’Avent, qui s’ouvre aujourd’hui, est traditionnellement le temps de l’espoir. Le temps de l’attente. On se tourne vers le Christ – préparant la fête de Noël, de sa naissance, on médite en parallèle la promesse de son retour, lui le ressuscité qui règne déjà avec Dieu. Ce que nous vivons aujourd’hui avec Dieu n’est qu’un avant-goût, un avant-goût incroyable et bouleversant, qui en dit long sur ce que Dieu a en réserve : pas seulement pour notre bonheur personnel, mais pour un monde entièrement renouvelé – sans faim, ni larmes, ni cruauté, ni injustice, ni maladie, ni mort.

Ce monde renouvelé, ce royaume de Dieu, c’est la priorité de Jésus : « changez, car le royaume de Dieu arrive ! » Sa vie, ses enseignements, ses miracles, proclament la possibilité d’une vie nouvelle. Sa mort et sa résurrection en posent les fondements. Assis auprès de Dieu, il inaugure cette nouvelle ère, dont nous attendons les dernières étapes de réalisation. Comment attendre ce royaume ? Dans une prédication de Jésus sur la vie spirituelle authentique, on trouve un modèle de prière qu’au maximum vous priez trois fois par jour et qu’au minimum vous avez au moins entendu dans un film. Le fameux « Notre Père ». Cette prière nous livre quelques indices sur notre attente du royaume de Dieu. Je ne vais pas le lire dans sa version récitable, mais dans une traduction plus récente.

Lecture biblique : Matthieu 6.9-13

9 Vous donc, priez ainsi :

“Notre Père qui es dans les cieux, que chacun reconnaisse qui tu es ;

10 que ton règne vienne ;

que ta volonté soit faite sur la terre comme dans les cieux.

11 Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin.

12 Pardonne-nous nos torts,

comme nous pardonnons nous aussi à ceux qui nous ont fait du tort.

13 Et ne nous laisse pas entrer dans la tentation

mais délivre-nous du Mauvais.”

Hiérarchiser les priorités ou une seule priorité ?

Il y a quelques années, on m’a montré que cette prière, que je connaissais par cœur mais à laquelle j’avais finalement rarement réfléchi, était en 2 parties : une consacrée aux priorités de Dieu, la deuxième consacrée à nos besoins. D’abord Dieu, puis nous. Un peu comme dans les 10 commandements d’ailleurs, où les 3-4 premiers commandements se focalisent sur notre relation avec Dieu, et le reste sur notre relation aux autres.

Quand on croit en Dieu, notre horizon s’élargit : je ne suis plus au centre du monde. Dieu est roi. Par la foi, nous le reconnaissons vivant et puissant dans ce monde. Dans la prière, Dieu prend sa place – pas comme un simple pourvoyeur de solutions, mais comme le Maître, le roi dont les projets sont prioritaires. Et ça se voit dans la prière : Dieu prend la 1e place ! C’est légitime que ses projets prennent le pas sur les nôtres, car il voit au très long terme (l’éternité), ses plans surpassent en qualité ce que nous pouvons imaginer pour le monde, et il a la puissance pour les accomplir. D’après la Bible, pour résumer ces projets, on peut dire : justice et paix, amour et vérité.

C’est une bonne habitude de commencer nos prières par Dieu avant d’exprimer nos besoins. Peut-être un moment de louange et d’adoration (Dieu, tu es…), ou peut-être un moment d’intercession (Dieu, tu es juste, que ta justice se révèle, que ta paix s’accomplisse, que d’autres te reçoivent…) etc. Dans ce modèle de prière, Jésus nous invite à vraiment reconnaître Dieu à l’œuvre et à faire la part belle à ses projets.

Mais je me demande si ça s’arrête là. Vous voyez, j’ai l’impression que parfois, on traite les projets de Dieu comme des priorités, mais des priorités déconnectées de nos priorités. Pour transposer dans notre quotidien : il faut s’occuper de l’ado malade au fond de son lit avant de vérifier les devoirs du petit, ou payer les factures d’EDF avant d’acheter un nouveau sac. On hiérarchise nos priorités, en fonction de l’importance & de l’urgence, mais en fait, nos actions n’ont pas grand-chose à voir ensemble. Et je me demande si parfois on ne prie pas pour les projets de Dieu avec foi, zèle et consécration, et puis on referme le chapitre pour passer à nos préoccupations : la santé d’un proche, une offre d’emploi ou des relations compliquées au travail, l’éducation des enfants ou les rencontres familiales (à l’approche de Noël, c’est souvent un sujet tendu !).

Mais peut-être que Jésus nous invite à aller plus loin. A ne pas hiérarchiser nos priorités, mais à changer de priorités. A ne pas faire des prières où Dieu a la 1e place, mais où il a toute la place. Cette 2e partie, sur moi, mes besoins, est-ce vraiment une invitation à fermer le chapitre des priorités de Dieu pour enfin revenir à moi ? Et je dis ça sans donner de leçons ! Moi aussi, j’ai tendance à faire ainsi ! Ne serait-ce pas plutôt une invitation à aligner mes priorités sur celles de Dieu ? Que ta volonté soit faite – sur la terre, comme elle l’est au ciel. Que ta volonté soit faite dans le monde… A commencer par mon monde : mon cœur, mes pensées, et donc mes choix, mes relations et mes engagements, mes paroles et mes actions… Que ta volonté soit faite dans chacun des domaines de ma vie ! Et pour cela, pour que sa volonté soit faite, que Dieu nous accorde :

  • les moyens d’agir (le pain, le toit, les ressources, la force nécessaires),
  • la grâce qui encourage et offre de nouvelles chances – c’est d’ailleurs pour cela que Dieu nous sauve en Christ, qu’il nous libère du poids de nos péchés et de qu’il allège nos fardeaux, qu’il efface notre honte et notre culpabilité : pas seulement pour que nous vivions une vie plus libre, plus agréable, mais pour que nous vivions avec lui et que nous puissions entrer pleinement dans ses projets éternels, dès maintenant !
  • la protection de tentations qui nous feraient dévier de notre mission.

Que Dieu nous accorde tout ce dont nous avons besoin pour participer à sa mission. C’est une prière missionnaire ! Qui montre la mission que Dieu se donne, qui nous invite à la faire nôtre, et où nous demandons à Dieu de donner les moyens pour l’accomplir.

Un peu plus loin dans sa prédication, Jésus résume cette attitude : Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes choses vous seront données en plus.

Une prière qui oriente nos priorités et nos choix

Pourquoi, en tant que croyants, ne le vivons-nous pas spontanément ? Parce que le règne de Dieu est invisible ; parce qu’il évoque des réalités si larges qu’on en a le vertige ; parce que notre réalité présente nous agrippe.

Il y a dans cette prière du Notre Père une rééducation (constante) à vivre : (ré)apprendre à élargir notre horizon, à considérer des enjeux qui dépassent ma compréhension du présent. Apprendre à scruter notre quotidien en disant : qu’est-ce que tu fais, ô Dieu ? Comment ton règne peut-il avancer dans ce que je vis, dans ce que je connais, dans ce que je suis ? Vous n’êtes pas obligés de le réciter 3 fois par jour… Mais ça reste une prière formatrice, qui façonne notre manière d’aborder nos situations.

Prier à la façon du Notre Père nous engage. Prier en se centrant sur les projets que Dieu est en train de réaliser, oriente notre vie. C’est un appel à poursuivre le règne de Dieu, à viser de tout notre être la cible qu’il nous donne, à nous y investir avec tout ce que nous sommes – nos ressources, nos lieux d’influence, nos occupations, nos talents…

  • Peut-être dans l’éducation des enfants: pas seulement désirer des enfants sages et obéissants, mais généreux et passionnés par justice, passionnés par la vérité. Ou dans le couple : ne pas attendre de l’autre qu’il me fasse plaisir d’abord, mais de le servir pour qu’il grandisse lui aussi dans la justice & la paix de Dieu.
  • Peut-être dans nos finances (sujet ô combien sensible en général, et peut-être en particulier avant Noël…) : qu’est-ce que l’utilisation de notre argent reflète ? Dans le numéro de Croire & Vivre de novembre, on lit le témoignage d’une mère de famille qui s’est retrouvée veuve, et qui a fait le choix de parrainer des enfants avec le SEL même si elle n’était pas tout à fait sûre de son budget – pour elle c’était une façon de parier sur le règne de Dieu, sur l’avancement de sa justice dans le monde. D’autres miseront sur l’équitable, en achetant moins, mais plus juste. Ou ils s’investiront dans des projets humanitaires… Comment parions-nous sur le règne de Dieu avec nos ressources (temps, argent,…) ?
  • Ou encore dans notre façon de travailler. Honnêtement, tous les emplois ne sont pas des vocations, et parfois c’est difficile de faire le rapprochement entre travail et règne de Dieu. Mon mari vend du fromage, et même si j’espère qu’il y aura beaucoup de fromage dans le monde que Dieu prépare, ce n’est pas inhérent à l’activité de commerce de fromage de préparer le règne de Dieu. Mais ! dans son activité, il peut être témoin de ce règne de Dieu qui vient : en étant honnête envers clients et patron, respectueux de ses collègues, à l’écoute et au service – et croyez-moi, vu ce qu’il me raconte, c’est pas gagné ! Franchement, cette attitude-là, quoi qu’on fasse, on peut l’adopter. Dans un travail de bureau ou de terrain, au lycée ou dans nos activités de loisirs : chercher ce qui est juste et qui favorise la paix.

Jésus nous invite à ne pas juste attendre le règne de Dieu, mais à le préparer dans notre vie personnelle, dans tout ce que nous sommes et faisons, dans toutes nos préoccupations. Il nous invite à constamment réaligner nos préoccupations sur les projets de Dieu, à le reconnaître comme Roi – non seulement du monde, mais de notre petit monde perso. Mais ce Roi est un Roi qui ne se contente pas de nous donner un sens, une orientation : il prend soin de nous et il nous donne tout ce dont nous avons besoin pour avancer dans cette direction, car il est notre Père céleste, il nous connaît, il nous aime et il nous conduit.

Vivre à contre-courant

 

“Êtes-vous prêts à vivre à contre-courant ?” La vidéo nous laisse avec cette question… Une question qui prend une dimension toute particulière quand on entend ces témoignages, quand le fait de vivre à contre-courant conduit à la prison et la persécution pour sa foi. Mais la question demeure pertinente pour nous, aujourd’hui, dans notre contexte. Même si nous ne risquons pas la prison…

C’est une question qui s’est d’ailleurs posée très vite dans l’histoire de l’Eglise, dès le chapitre 4 du livre des Actes. Dans le contexte de cet épisode biblique, ce qui a déclenché le problème, c’est la guérison miraculeuse d’un infirme ! Et aussi, évidemment, la discussion qui a suivi où Pierre en a profité pour expliquer qu’ils avaient agi au nom de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, mort et ressuscité.

Ce discours et ce miracle embarrassaient les chefs religieux. Les apôtres étaient devenus gênants, il fallait les faire taire. C’est tout de même étonnant : les apôtres étaient gênants… parce qu’ils faisaient le bien et annonçaient une bonne nouvelle ! Les raisons de leur emprisonnement étaient donc profondément injustes. Exactement comme dans la vidéo, avec le témoignage de Mojtaba.

Certes, il arrive que l’Evangile soit détourné ou instrumentalisé ! Et c’est évidemment condamnable. Il arrive aussi que les chrétiens tendent le bâton pour se faire battre, par leur attitude ou leur discours… Mais quand l’Evangile est simplement partagé, qu’il est véritablement vécu, et que c’est ça qui est perçu comme un risque de trouble à l’ordre publique, alors il y a un problème…

Portes Ouvertes nous fait part du témoignage du pasteur Wang Yi, en Chine. Lui, son épouse et d’autres responsables de leur église de 750 membres s’attendaient à être arrêtés un jour ou l’autre. Et c’est ce qui s’est passé le 9 décembre 2018 à Chengdu dans la province du Sichuan. Ce dimanche soir, plus d’une centaine de fidèles ont été interpellés à l’église, à leur domicile ou dans la rue. S’ils ont la plupart d’entre eux ont été libérés après avoir été interrogés, Wang Yi et 10 responsables sont restés en détention. Il encourt une peine de 15 ans de prison pour “incitation à la subversion contre le pouvoir de l’État.”

Quelques semaines avant d’être arrêté, le pasteur Wang Yi a rédigé sa « déclaration de désobéissance fidèle.» En voici un extrait :
« La Bible nous dit de respecter les autorités, mais elle ne nous dit pas d’aller à l’encontre de notre conscience ou du message de l’Évangile. L’Église utilise donc des moyens pacifiques pour manifester sa foi et répandre l’Évangile. En tant que pasteur, ma désobéissance fait partie du mandat de l’Évangile. Le Grand Mandat du Christ exige de nous une grande désobéissance. Le but de la désobéissance n’est pas de changer le monde, mais de témoigner d’un autre monde. »

Le témoignage du pasteur Wang Yi fait écho aux paroles prononcées par les apôtres Pierre et Jean, devant le conseil religieux, à la fin de l’épisode du livre des Actes des apôtres :

Actes 4.18-20
18 (Les membres du conseil) rappelèrent (les apôtres) et leur interdirent catégoriquement de prononcer ou d’enseigner le nom de Jésus. 19 Mais Pierre et Jean leur répondirent : « Jugez vous-mêmes s’il est juste devant Dieu de vous obéir à vous plutôt qu’à Dieu. 20 Quant à nous, nous ne pouvons pas renoncer à parler de ce que nous avons vu et entendu. »

L’attitude des apôtres, comme celle de nos frères et soeurs qui font face à la persécution, nous interpelle. Arrêtons-nous donc sur les paroles de Pierre et Jean.

Soyons à contre-courant mais pour de bonnes raisons !

“Jugez vous-mêmes s’il est juste devant Dieu de vous obéir à vous plutôt qu’à Dieu.”

Être à contre-courant n’est pas une valeur en soi. C’est une conséquence possible de l’impératif de fidélité à Dieu. On peut se retrouver légitimement à contre-courant quand on est dans une situation où il faut choisir entre obéir aux hommes ou obéir à Dieu. Ce n’est pas toujours le cas… mais parfois c’est nécessaire.

Alors soyons à contre-courant mais pour de bonnes raisons ! Soyons à contre-courant parce que nous faisons le bien, et parce que nous témoignons de notre foi.

On pensera sans doute en premier, aujourd’hui, à l’évolution des moeurs, celle des normes éthiques et sociétales, qui peuvent nous donner l’impression d’être à contre-courant. Et il me paraît légitime d’assumer nos convictions dans ces domaines, pour autant que nous les argumentions sérieusement d’un point de vue biblique et théologique, et que nous n’en restions pas à des discours simplistes. Et même si ce n’est pas le coeur de l’Evangile qui est touché, nous devons sans doute accepter d’être en décalage dans ces questions qui touchent à la famille, au mariage, à la sexualité… quitte parfois à être taxé de réactionnaires et de rétrogrades !

Mais il ne faudrait pas penser que ce sont les seules questions où nous devrions être à contre-courant ! Nous devons interroger nos comportements du quotidien… là où l’Evangile a aussi quelque chose à nous dire. Être à contre-courant, c’est peut-être aussi refuser les petites magouilles du quotidien “que tout le monde s’autorise”, ne pas cautionner “ce que tout le monde pense tout bas” pour désigner des boucs émissaires (les immigrés, les musulmans…), ne pas se laisser enfermer dans le moule consumériste, égocentrique, compétitif. véhiculé par la publicité, les médias sociaux… Dans toutes ces petites questions du quotidien, nous pouvons facilement nous laisser emporter par le courant !

Soyons donc à contre-courant mais pour de bonnes raisons !

Assumons-le et osons le dire !

“Quant à nous, nous ne pouvons pas renoncer à parler de ce que nous avons vu et entendu.”

Les apôtres assument ouvertement leur désobéissance ! Ils ne peuvent pas se résoudre à se taire en ce qui concerne “ce qu’ils ont vu et entendu”. Cette formule sera reprise par Jean au début de sa première épître :

1 Jean 1.1-3
1 La parole qui donne la vie existe depuis le commencement. Nous l’avons entendue. Nous l’avons vue de nos propres yeux. Nous l’avons observée. Et nos mains l’ont touchée. 2 Cette vie s’est manifestée et nous l’avons vue ! Nous en sommes témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. 3 Ce que nous avons vu et entendu, c’est à vous que nous l’annonçons aussi ; ainsi vous serez comme nous dans la communion que nous avons avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.

Ce que les apôtres ne peuvent pas garder sous silence, c’est le témoignage à propos de la personne et de l’oeuvre de Jésus. Ca, on ne peut pas le taire. C’est le coeur de notre foi, ce qui a changé notre vie, c’est la même bonne nouvelle qui est pour tous. Comment ne pas en parler ?

C’est une vraie interpellation pour nous, aujourd’hui, dans un contexte où on veut de plus en plus enfermer la foi dans la sphère privée. Et qu’on le veuille ou non, je pense que nous sommes influencés, conditionnés par cela. Est-ce que, si on en parle, ça va nous conduire à être persécuté ? Non. Pas en France. Mais être incompris, rejeté, moqué, oui, peut-être… Et on n’en a sans doute pas envie ! Alors on s’auto-censure. On arrive presque à avoir honte d’être chrétien, et pour éviter les ennuis, on ne le dit pas, on se tait…

En réalité, dire notre foi publiquement, même affirmer que les religions doivent avoir pleinement leur place dans le débat publique… c’est déjà presque vivre à contre-courant aujourd’hui !

Conclusion

Les apôtres Pierre et Paul devant le conseil religieux, Mojtaba en Iran, le pasteur Wang Yi en Chine… autant de chrétiens persécutés à cause de leur foi qui nous interpellent.

Ce n’est pas parce que nous ne risquons pas la persécution qu’il n’y a pas d’enjeu pour nous. Car le Seigneur nous appelle à être des témoins de la Bonne Nouvelle. Et il y a plein de raisons qui pourraient nous pousser à nous taire. Mais comme le dit l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains :

Romains 10.14
Comment feront-ils appel (au Seigneur) sans avoir mis leur foi en lui ? Et comment mettraient-ils leur foi en lui sans en avoir entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler si personne ne l’annonce ?

Et tant pis si on répondant à cet appel, nous nous nous retrouvons à contre-courant…