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Vivre le changement (4) la dynamique de l’Esprit

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Par le baptême, le croyant signifie son entrée officielle dans le peuple de Dieu, dans le royaume de Dieu. Ces mots évoquent pour nous des réalités diverses, voire nous plongent dans la confusion. C’est normal ! Même les proches de Jésus avaient du mal à comprendre, alors qu’ils avaient passé près de 3 ans avec lui. Mais les clarifications de Jésus ne vont pas aller dans le sens qu’ils imaginaient.

Lecture biblique: Actes 1.3-9

3 Après sa mort, Jésus se présente à ses apôtres, et il leur prouve de plusieurs façons qu’il est bien vivant. Pendant 40 jours, il se montre à eux et il leur parle du Royaume de Dieu. 
4 Un jour, pendant qu’il mange avec eux, il leur donne cet ordre : « Ne quittez pas Jérusalem, mais attendez ce que le Père a promis. Moi-même, je vous l’ai déjà annoncé : 5 Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, dans quelques jours, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint. »
6 Les apôtres sont donc réunis avec Jésus et ils lui demandent : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir le royaume d’Israël ? » 
7 Jésus leur répond : « Vous n’avez pas besoin de connaître le temps et le moment où ces choses doivent arriver. C’est mon Père qui décide cela, lui seul a le pouvoir de le faire.  8 Mais vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde. » 
9 Après que Jésus a dit cela, il monte au ciel sous les yeux de ses apôtres. Ensuite, un nuage le cache, et ils ne le voient plus.

Dans ses derniers moments sur terre, Jésus se focalise sur le Royaume de Dieu – c’est-à-dire, là où Dieu est roi, là où il règne en souverain maître. Manifestement c’est un peu nébuleux, et les disciples ne savent pas trop quoi faire de ce que Jésus leur annonce. Il parle de la venue de l’Esprit de Dieu sur les croyants, ce qui est arrivé peu après cette discussion, un jour de fête juive, la Pentecôte, ce que nous fêterons dimanche prochain. Ce don accomplit une promesse ancienne : dans les jours où Dieu se manifesterait, il enverrait son Esprit sur les croyants, comme une connexion intime et personnelle avec lui. Il habiterait non plus dans un temple de pierre, mais dans le cœur de ceux qui lui feraient confiance. Cette promesse s’accompagnait d’une autre : Dieu restaurerait son royaume. Pour le peuple d’Israël, qui a perdu son pays, son temple, son roi, la restauration du royaume c’est le rêve ultime. Imaginez un homme accidenté qui a perdu l’usage de ses jambes, la possibilité de se déplacer seul et de travailler : qu’imaginer de mieux que la guérison de ses jambes ?

Mais Jésus montre que Dieu a autre chose en tête, des projets plus grands que ce rêve-là.

1)     Un règne d’abondance

Jésus parle d’un royaume dans lequel on n’entre pas par un rite extérieur, comme un baptême d’eau, mais par une connexion intérieure avec Dieu – ce qu’il appelle le baptême de l’Esprit. Ca ne disqualifie pas le baptême d’eau ! Mais ce n’est plus le critère principal pour dire qui appartient à la famille de Dieu. Le baptême d’eau va servir de signe visible pour dire aux autres que nous avons déjà plongé dans une relation vivante avec Dieu, une relation spirituelle, profonde, intérieure – invisible mais rendue visible par la plongée dans l’eau. Derrière le signe extérieur, il y a une adhésion intérieure.

Le don de l’Esprit, c’est l’inauguration d’un règne d’abondance. Oui, jusque là, on cherchait Dieu, on l’appelait à l’aide, on l’attendait. Mais maintenant, Dieu se rend présent en nous. Non seulement il nous donne le pardon et une nouvelle chance en Jésus, mais en plus il vient habiter notre vie. Ce que Jésus promet aux croyants, c’est que nous n’aurons plus à chercher Dieu dans l’incertitude de le trouver – parce que Dieu qui est venu à nous en Jésus, vient en nous par l’Esprit. Ca ne veut pas dire qu’il réponde à toutes nos questions comme on le voudrait, mais sa présence nous imbibe jusqu’au plus profond de notre être. On passe du partiel/ de l’extérieur/ de la quête, à l’abondance et à la paix.

Je prends une image : imaginez que vous sortiez avec une jeune femme qui habite dans un autre pays. Vous vous aimez, mais s’appeler n’est pas toujours facile avec les horaires décalés, et pour vous voir c’est pire. Mais un jour, vous vous mariez et vous commencez à habiter ensemble : quelle différence ! Elle est là ! Tous les matins ! Vous prenez votre café ensemble, vous échangez sur les détails de la vie, vous partagez le quotidien. Tout n’est pas simple : il faut quand même s’apprivoiser, faire des efforts, veiller à la communication… Mais c’est le jour et la nuit par rapport à avant.

Quand Dieu vient habiter notre vie par l’Esprit, c’est un peu comme ça : il y a des temps de dialogue, et de silence, mais il est là, à portée de main, vous en avez l’assurance. Dieu est là pour vous, il partage votre quotidien, il vous montre son amour dans des petites et des grandes attentions, à chaque instant.

2)     Une vocation de témoins

Jésus promet aux disciples la présence de l’Esprit de Dieu, la présence de Dieu lui-même au cœur de leur vie. Mais Dieu ne vient pas seulement nous rejoindre, il donne un sens, un but, une orientation à notre existence : être témoins de Jésus là où nous allons.

Témoins. Les disciples ont demandé quand le royaume d’Israël sera restauré. Mais Jésus, lui, écarte la question : connaître les détails de l’avenir n’est pas notre responsabilité. Mais, même si nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait, nous avons un présent à vivre, dans lequel résonne une vocation : soyez mes témoins.

Les disciples vont être des témoins uniques, puisqu’ils sont témoins oculaires de Jésus ressuscité. Mais nous, qui n’avons pas connu Jésus physiquement, nous sommes aussi témoins de ce que Dieu nous montre par son Esprit, à travers Jésus.

Etre témoin, qu’est-ce que c’est ? Il y a de l’authenticité : je montre ce que je vis, je laisse ma relation intérieure avec Dieu renouveler mon quotidien, mes actes, mes paroles, mes pensées, mes désirs, mes valeurs. C’est exprimer la vérité de notre expérience avec Dieu. Mais Jésus va plus loin : il nous invite à proclamer, à partager, à inviter ceux qui nous entourent à découvrir le Dieu qui nous fait vivre.

Jésus parle d’un peuple qui grandit sans cesse : quelques dizaines à son époque, 1 bon milliard aujourd’hui. Pourquoi ? Par peur du prosélytisme, on pourrait tiquer… Peut-être même qu’il y a ici des personnes qui viennent pour la première fois, et qui se disent : « non, on va me faire signer quelque chose à la fin ?… »

Pas du tout ! Jésus ne nous demande pas d’imposer aux autres ce que nous croyons ! Qu’aurions-nous à y gagner ? Nous sommes heureux de partager ce culte avec vous, mais nous n’avons rien à vendre, il n’y a pas de piège, pas de condition cachée. Si nous partageons notre foi, ce n’est pas par intérêt, mais par joie, parce que Jésus nous fait vivre une expérience incroyable avec Dieu.

Quasiment tous, nous avons une passion : la pêche, la cuisine, les voitures, l’astronomie, le foot, la musique, la lecture, le scrapbooking, les animaux… Et vous le savez, quand on branche quelqu’un sur sa passion, on ne peut plus l’arrêter. Même le moins bavard… Tout simplement parce que sa passion le rend heureux.

Etre témoins, c’est être passionnés par Jésus : comme l’a dit Anna tout à l’heure, Jésus s’est donné pour nous par amour. Pour nous donner une vie vraiment libre, libre du regard des autres, libre de la culpabilité, libre de la peur, libre de nos défauts mêmes – une vie où tout est possible parce que Dieu y habite. Alors si on parle de Jésus, c’est tout simplement pour partager ce qui nous fait vibrer avec d’autres, la paix, la joie, l’espérance. Du cercle fondamental de notre intérieur, la vie avec Dieu va rayonner.

3)     Ouvrir les frontières

Vous l’avez compris, le Royaume dont parle Jésus n’est pas un royaume politique, avec des frontières, et un chef humain ! C’est d’abord un royaume intérieur, dans le sens où Dieu vient régner, habiter, en nous. Ce n’est pas un cadre tout fait dans lequel je dois entrer, mais une relation vivante avec Dieu, qui m’implique de la tête aux pieds. Et toutes les personnes qui reconnaissent Dieu comme leur Dieu, qui reconnaissent Jésus comme leur Sauveur, ces personnes forment ensemble le royaume visible de Dieu. Nous sommes ce matin un petit morceau de ce royaume !

Ce royaume n’a pas de frontière : Jésus dit bien aux disciples (qui n’ont pas compris tout de suite) que le royaume de Dieu va déborder les frontières d’Israël. La lumière que Dieu donne, on ne peut pas l’empêcher de rayonner.

Pour un Juif qui se définit comme membre du peuple élu, par la distance avec les autres, c’est presque impensable. Mais dans l’Eglise, Jésus nous demande de changer de mode de fonctionnement. Nous avons cette histoire où l’apôtre Pierre témoigne de Jésus à un étranger, Corneille, et découvre que dans la famille de Dieu il n’y a pas de frontières. NI extérieures, ni intérieures. L’apôtre Paul aura la même prise de conscience : tous, Juifs et non-Juifs, maîtres et esclaves, hommes et femmes, tous ont le même statut aux yeux de Dieu en Christ. Tous sont habités par l’Esprit. Donc ! tous ont la même valeur dans l’Eglise. Que ce soit des membres historiques de la communauté ou des petits nouveaux, des personnes bien vues socialement ou atypiques : le seul critère, c’est Jésus.

Alors c’est très beau, mais ce n’est pas très confortable… avec la différence arrivent les malentendus, les cultures qui s’entrechoquent, la nécessité de s’adapter, de tester de nouvelles choses, de trouver de nouvelles manières de vivre, mais c’est là, dans l’échange et l’exploration de nouveaux horizons, c’est là que Dieu se manifeste.  Imaginez si les disciples étaient restés à Jérusalem : nous n’aurions pas connu Jésus. Nous aurions raté ce qui nous fait vivre. Heureusement que les disciples ont pris des risques, heureusement qu’ils se sont pris la tête avec les petits nouveaux, les étrangers, les païens…

Conclusion

Juste avant de partir au ciel, Jésus laisse à ses disciples des paroles qu’ils ne décoderont que plus tard : la promesse d’une vie abondante avec Dieu, et la responsabilité de partager cette abondance avec ceux que nous rencontrons. Jésus ne dit pas que ça se fera dans le confort et la tranquillité – si vous lisez la suite, vous comprendrez mieux : il y a des persécutions, des procès… Mais c’est là notre identité de chrétiens, une identité donnée par Dieu lui-même : l’Esprit qui nous relie à Dieu, qui nous connecte à Jésus, cet Esprit nous donne une vie nouvelle, à expérimenter et à partager sans restrictions.

Vivre le changement (2) la sanctification

Je continue la série commencée la semaine dernière avec Vincent : vivre le changement. Aujourd’hui, nous allons rester sur le développement de la vie chrétienne, ce qu’on appelle parfois la sanctification. J’ai choisi un texte de l’apôtre Paul, qui écrit à des chrétiens en Grèce, à Philippes. Paul veut les encourager à progresser dans leur vie chrétienne.

Lecture biblique: Philippiens 2.12-16a

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, non pas seulement en fonction de ma présence mais d’autant plus maintenant, en mon absence, mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement. 13 Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire pour son bon plaisir.

14 Faites tout sans maugréer ni discuter, 15 pour être irréprochables et purs, enfants de Dieu sans défaut au milieu d’une génération perverse et dévoyée, dans laquelle vous brillez comme les lumières du monde, 16 en portant la parole de la vie. 

Paul ne fait pas dans le politiquement correct ! Surtout la dernière phrase… C’est comme ça que vous vous décrivez ? Les mots sont forts ! Et l’ambition, élevée : être irréprochables, purs, lumières du monde, porteurs de vie… Ca paraît très présomptueux ! Un peu méprisant aussi pour la génération perverse et dévoyée… Mais même si les mots pour le moins nous interpellent, le message de Paul ne nous est pas si étranger. Nous désirons faire quelque chose de notre vie : de faire la différence, d’être utiles, d’agir pour la justice, de faire du monde un espace plus fraternel et bienveillant – ça c’est en termes politiquement corrects ;). Pas forcément dans l’univers entier ! Mais au moins autour de nous : dans notre famille, avec nos enfants, nos amis, au travail – que notre vie ait un impact positif sur ceux qui nous entourent. Et que nous ne soyons pas rangés avec les corrompus, les lâches, les menteurs, les indifférents, les égoïstes… sans même parler des pervers !

Paul nous dit que nous pouvons assumer cette ambition élevée, car ce n’est pas la nôtre : c’est celle de Dieu ! Notre ambition n’est pas le fruit de l’égoïsme ou de l’orgueil, mais de la vocation que Dieu lui-même nous adresse, à chacun de nous.

En effet, grâce à Jésus, nous recevons le pardon de Dieu pour nos compromissions, nos fautes, nos failles, nos déviances… En lui nous sommes innocents, purs, saints aux yeux de Dieu ! Par grâce ! Mais nous ne recevons pas que le pardon… Nous recevons aussi une vocation : que la vie de Dieu se diffuse en nous, dans tous les domaines de notre vie, et autour de nous, pour faire la différence. La sanctification, c’est simplement ce parcours de vie où nous apprenons à vivre comme Dieu, à briller de la même lumière que lui. Pas pour obtenir le salut, mais pour le laisser transformer notre vie. Nous apprenons à assumer la sainteté que Jésus nous a accordée. Beau projet de vie, non ?

1)     Un chantier permanent       

La sanctification, c’est un parcours, ou pour prendre une autre image, un chantier. Et nous sommes tous concernés par ce chantier. Le salut reçu en Jésus, c’est le projet d’architecte validé par l’urbanisme. En plus Jésus nous donne les fonds : il a payé pour que nous puissions construire cette vie belle et bonne.

La difficulté, je l’avoue, c’est que le chantier de notre sainteté ne sera jamais vraiment terminé sur terre… Même quand on aura posé les fondations, qu’on aura bâti les murs, mis en place électricité et tuyauterie, posé les placos, peint les murs… il restera des failles à combler, des finitions à rattraper, une toiture ou un crépi à refaire… Même quand les grues ont quitté le chantier, une maison s’entretient toute la vie !

Sachant cela, est-ce que ça vaut le coup de se lancer dans le chantier ? Oui !!! parce qu’on peut espérer aller assez loin pour que cette maison devienne un beau lieu de fraternité et d’amitié, de joie et de chaleur, même s’il reste toujours des travaux à accomplir.

Permettez-moi d’insister sur le chantier permanent. Nous sommes tous en chantier – ne vous laissez pas impressionner par les belles façades des autres ! Nous avons tous besoin que la vie de Dieu nous transforme un peu plus profondément. Que nous soyons jeunes ou vieux, convertis depuis peu ou depuis longtemps, pasteur ou visiteur pour la première fois : nous sommes tous en chantier.

Toute notre vie, à 7 comme à 87 ans, nous avons un double mouvement à vivre : abandonner ce qui nous sépare de Dieu, couche par couche, et renoncer à ce qui nous déforme. Pour certains points ce sera facile, pour d’autres, nos points faibles souvent, il faudra revenir à la charge ! Parfois ce sera la tentation du pouvoir, du mensonge, de l’argent, le regard qu’on porte sur l’autre, la peur, une tendance à l’orgueil ou à l’amertume…

Evacuer… pour construire ! Laisser le salut avoir des résultats concrets, positifs, dans notre vie : l’humilité, la générosité, la bienveillance, la joie, la paix, la patience, l’amour de la vérité… et toujours la foi ! Toujours nous avons besoin de redécouvrir qui est Dieu, quel regard il porte sur nous, l’ampleur de sa puissance et de son amour… Devant une nouvelle situation (naissance d’un enfant, mariage, deuil, nouveau travail ou perte de travail, une maladie…), bien souvent il nous faudra réapprendre à faire confiance à Dieu. Ce qui était acquis dans tel contexte devra se réapprendre dans un autre. Ce qu’on aura appris à 40 ans, on le réapprendra, autrement, à 80 ans…

2)     L’équipe de constructeurs   

Quelle équipe pour ce chantier ? Nous, bien sûr ! Mais heureusement, nous ne sommes pas seuls ! Dieu travaille avec nous. Plus, dit Paul, Dieu opère en nous le vouloir et le faire. Autrement dit, il nous donne l’impulsion et les forces pour aller dans la bonne voie. Dieu pèse avec poids en faveur de notre changement. Il vient nous aider, faire avec nous, faire pour nous quand nous sommes trop démunis. De l’intérieur, par l’Esprit, il prépare le terrain, renforce les décisions, enracine les nouvelles habitudes que nous prenons…

Vous avez peut-être déjà expérimenté ça : « normalement, avec untel ou devant telle situation, j’aurais réagi comme ça, mais là, pas du tout ! J’étais patient/ calme/ je me suis tu au lieu de parler/ j’ai résisté. » C’est Dieu qui a raccordé l’électricité et permis de mettre une lampe là où c’était sombre. Et je n’ai encore jamais vu quelqu’un se lamenter de ne plus se reconnaître : eh oui, Dieu enlève ce qui est mauvais en nous, ce qui nous afflige et nous déforme. Par contre, tout ce qu’il construit c’est avec du beau matériel, pour améliorer la construction.

Si Dieu travaille avec et pour nous par son Esprit, est-ce que nous avons encore notre place dans l’équipe ? Oui ! car Dieu ne travaille pas sans nous. D’une part il faut bien lui laisser les clefs – j’ai l’impression que sur certains sujets, Dieu ne va pas travailler si on ne le lui demande pas. D’autre part, Dieu nous confie des tâches à accomplir avec lui : nous ne sommes pas sur le côté à regarder de loin, mais avec lui au cœur de l’action, à apprendre, tester, s’entraîner.

3)     Les outils 

Une équipe sans outil n’ira pas très loin ! J’en nommerai 3 – ce n’est pas exhaustif !

  • la Bible : nous y apprenons à connaître Dieu, son projet pour nous, ce qu’il faut évacuer et ce qu’il faut construire. C’est notamment là que Dieu nous parle et nous inspire pour notre vie. Peu importe la version, la longueur des textes, si nous utilisons un guide, un site, ou pas. Si nous sommes lassés d’une façon de faire, faisons autrement ! L’essentiel, c’est de se plonger régulièrement dans ces textes où Dieu nous parle.
  • la prière : elle nous met en relation avec Dieu. Mais c’est aussi un temps où nous apprenons à voir les choses autrement, à orienter nos désirs, notre ambition, notre volonté dans une meilleure direction – Dieu nous transforme dans la prière.

La prière et la lecture de la Bible, seul ou en groupe, dans l’échange et l’encouragement ou le recueillement, sont des outils essentiels pour grandir.

  • les moments pivots, bons ou mauvais. parfois des prises de conscience, des rencontres, des grandes décisions. parfois des difficultés. Nous ne pouvons pas les provoquer – et dans le cas des difficultés, nous ne voulons pas ! Pourtant, dans le bon comme dans le mauvais, Dieu est à nos côtés, Dieu agit en nous et pour nous. Pour ce qui est douloureux, nous avons tendance à dire : surtout pas ! Mais pour de nombreux croyants, c’est aussi dans la difficulté qu’ils ont grandi. Il ne s’agit pas de chercher la souffrance, ou l’épreuve, mais de prendre conscience que c’est aussi un outil que Dieu utilise. Car dans les moments difficiles en particulier, nous nous recentrons sur l’essentiel. C’est là que nous nous débarrassons du superflu, de ce qui détruit, de ce qui est à la mauvaise place. C’est là que nous apprenons à mettre en pratique la foi et la grâce. Ce sont des moments où nous apprenons de Dieu de manière privilégiée, si nous les vivons avec lui.

Conclusion

Un chantier permanent, avec une équipe de choc, et des outils simples mais efficaces ! Quel est le rythme du chantier ? Nous savons tous qu’il y a des périodes où ça avance plus vite que d’autres. Parfois c’est normal : il faut laisser la peinture sécher… laisser se consolider ce que nous venons de construire avant d’ajouter autre chose. Mais à d’autres moments, on a l’impression que le mur qu’on vient de construire s’écroule… Alors il faut revenir aux fondements, aux fondations, au Christ, à ce qu’il est pour nous et ce que nous sommes pour lui. C’est pareil quand on stagne : là aussi, revenons au salut et à l’appel que nous avons reçu. Retrouvons la vision globale du projet de Dieu. Reprenons nos outils, et demandons à Dieu de venir relancer le chantier. D’expérience, Dieu ne laisse pas ce genre de prière sans réponse ! Car l’objectif est trop grand pour que Dieu ne fasse pas tout ce qui est possible pour nous aider à l’atteindre : briller comme des lumières dans ce monde. Etre des relais de la lumière que Dieu est. Porter aux autres la bonté de Dieu, la paix de Dieu, la justice de Dieu. Dieu a donné son propre fils pour que nous puissions devenir nous-mêmes porteurs de sa lumière. Alors laissons la lumière de Dieu nous éclairer, nous purifier, nous transformer !

Pour terminer, je vous invite à un moment de prière, avec cette question : où en êtes-vous dans ce chantier ? où en êtes-vous avec Dieu ? que vous soyez au début ou vers la fin du chantier, dans quel domaine aimeriez-vous voir des changements ? est-ce que vous avez l’impression peut-être de stagner ? nous avons tous besoin de nous replacer devant Dieu.

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