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Que ton règne vienne!

 

Nous commençons aujourd’hui la période de l’Avent, qui nous mène jusqu’à Noël. Un des textes proposés pour aujourd’hui touche au thème de l’attente : certes, nous nous préparons à fêter Noël, le souvenir de la naissance de Jésus il y a 2000 ans, mais cette période est aussi l’occasion de nous rappeler qu’en tant que chrétiens, nous attendons aussi son retour, le retour du Christ ressuscité, qui a promis de venir mettre en place le royaume de Dieu.       Quand cela arrivera-t-il ? demandent les disciples. Jésus répond : « Peu importe quand, l’essentiel est de persévérer : ne vous découragez pas ». Il fait tout un discours qui annonce à la fois des événements proches (qui devaient arriver quelques années plus tard) et des événements lointains, que nous attendons encore : le retour du Seigneur. Le texte que nous allons lire arrive en conclusion du discours pour insister sur l’essentiel.

Lecture biblique: Marc 13.33-37

33 Faites attention ! Ne dormez pas. En effet, vous ne savez pas quand ce moment viendra. 
34 Pensez, par exemple, à un homme qui part en voyage. Il quitte sa maison et la confie à ses serviteurs. Il donne à chacun un travail à faire et il commande au gardien de la porte de rester éveillé. 
35 Restez donc éveillés ! En effet, vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir. Ce sera peut-être le soir, ou au milieu de la nuit, ou quand le coq chante, ou le matin. 
36 S’il revient tout à coup, il ne faut pas qu’il vous trouve endormis. 
37 Ce que je vous dis, je le dis à tous : restez éveillés ! »

L’image qu’utilise Jésus se veut simple : attendre le retour du Seigneur, c’est comme un gardien de propriété qui ignore quand le maître doit revenir, et du coup reste éveillé pour pouvoir l’accueillir correctement. Puisqu’on ne sait pas, on attend – activement. On se tient prêt, on se concentre ! Les autres serviteurs sont eux aussi dans l’attente : ils ont un travail à faire, et il vaut mieux qu’il soit fait au moment où le maître reviendra !

  • La réalité du monde à venir

On divise souvent les gens en deux catégories: ceux qui voient le verre à moitié plein, et ceux qui voient le verre à moitié vide. A quelle catégorie appartenez-vous?

Quand on pense à la fin du monde, c’est un peu pareil. Il y a ceux qui voient le verre à moitié vide : les crises politiques, économiques, sociales, les catastrophes écologiques, les luttes spirituelles (p. ex. la persécution des chrétiens, comme on l’a vu dimanche dernier), les aberrations morales… L’inquiétude est légitime, et on peut vite se demander où cela nous mène, si l’humanité n’est pas en train de signer sa propre fin. Et face à ces difficultés, à ces impasses qui se multiplient, certains peuvent être tentés de se décourager. « Est-ce que le Maître va vraiment revenir ? Est-ce que c’est déjà la fin ? » avec peut-être mille questions qui surgissent alors : comment ça va se passer, etc. A ceux-là, Jésus répond : « peu importe quand la fin arrivera ou comment, faites ce que vous avez à faire, restez concentrés sur votre tâche, ne vous laissez pas détourner ou décourager par les difficultés qui vous entourent. »

Mais il y a aussi ceux qui voient le verre à moitié plein : mais non, ça va, l’humanité a déjà surmonté beaucoup d’épreuves et qui paraissent aussi dures qu’aujourd’hui (les invasions barbares, les guerres, les épidémies, l’Holocauste…). On trouvera bien une solution ! La fin n’est pas pour demain, rassurez-vous… Ce n’est pas seulement de l’optimisme, il y a peut-être aussi une part de routine, de nonchalance, qui repousse instinctivement l’échéance. « Le Maître reviendra, mais pas ce soir, enfin ! Peut-être demain, ou après-demain… » Le risque, c’est de nous laisser happer par le ronronnement du quotidien, de somnoler à moitié, en s’appuyant éventuellement sur le refus de spéculer : la fin viendra quand elle viendra (mais c’est très loin tout ça). Et à ceux-là aussi Jésus répond : « peu importe quand le Maître va venir ! Ne vous laissez pas entraîner sur les chemins de traverse, de détour en détour, au risque d’être bien loin du chemin quand le Maître reviendra. Restez concentrés sur votre route. »

Que nous penchions vers le verre à moitié vide ou à moitié plein, Jésus nous rappelle la réalité de son retour. Il rassure les inquiets, et il interpelle les détendus. On est tous concernés ! Devant cette réalité, il faut être prêt, en partant du principe que le Christ peut revenir dès aujourd’hui. Il y a un présupposé derrière, c’est que la « fin du monde », ce n’est pas la disparition pure et simple de notre monde, ni l’épuisement de notre univers qui pourrait s’annihiler, mais c’est la transformation de ce que nous connaissons, avec le retour du Maître qui revient dans sa maison. Dieu, qui vient instaurer son royaume. Jésus à ce stade ne va pas plus loin, mais l’espérance de son retour, aujourd’hui, ou demain, ou dans 3000 ans, anime les chrétiens depuis toujours. C’est même une donnée particulièrement présente dans le N.T. : se tenir prêt à accueillir le règne de Dieu.

  • Le regard fixé sur l’horizon

Alors, à quoi ça ressemble de rester éveillé ? d’attendre activement, avec détermination et concentration, le retour de Jésus ? Jésus ne le dit pas !

Dans le reste du discours, c’est garder l’esprit affûté : rester attaché au message de l’Evangile, sans se laisser perturber par d’autres discours ou par d’autres « messies ». C’est aussi persévérer dans l’épreuve : face à la difficulté, la souffrance, la persécution, tenir bon en gardant les yeux fixés sur la ligne d’arrivée. Dans d’autres passages, rester éveillé, c’est prier. On peut aussi penser que veiller, rester vigilant, c’est veiller à notre relation avec Dieu chaque jour (comme si c’était le dernier), ressaisir chaque jour en tant que chrétiens et en tant qu’Eglise la mission de Dieu dans laquelle nous sommes appelés à entrer (être témoins de ce que Dieu fait et va faire).

Au-delà de l’image de la veille et du sommeil, cette exhortation insistante de Jésus nous invite peut-être à redécouvrir aujourd’hui quelle est notre espérance, et son impact sur notre vie avec Dieu. A notre époque, l’espérance n’est plus un élément majeur de notre foi. On est souvent concentré sur la vie quotidienne, et le secours ou les conseils que Dieu peut nous apporter. Et c’est très légitime ! Sauf que la vie avec Dieu, c’est plus qu’une vie avec le meilleur coach du monde ! C’est une vie qui s’enracine dans l’assurance que le Christ est mort, a vaincu le mal, et est ressuscité – en anticipation d’un monde autre, juste, paisible, lumineux. C’est une vie qui tend vers l’accomplissement total de la promesse entrevue au matin de Pâques. Vivre avec Dieu, c’est lever la tête pour regarder l’horizon – et laisser l’horizon nous transformer, laisser les perspectives éternelles transformer nos objectifs, nos comportements, nos relations. C’est nous préparer au règne de Dieu.

Je vous donne juste un exemple : j’ai lu l’an dernier un excellent livre sur le mariage « Vous avez dit oui à quoi ? Et si Dieu avait imaginé le mariage pas seulement pour vous rendre heureux, mais aussi pour vous rendre saint ? » de Gary Thomas. Dans le mariage, nous avons souvent une perspective de quelques décennies, liée au plaisir, au bonheur, à l’intimité et à la confiance que nous pouvons vivre avec l’autre. Mais Gary Thomas pose le filtre de l’espérance sur la façon de vivre le couple : comment je peux, grâce à ma relation avec l’autre, devenir un peu plus celui/celle que je suis appelé à être pour l’éternité – et comment je peux l’aider lui à devenir un peu plus la merveilleuse personne qu’il est appelé à être pour l’éternité. Le mariage comme un chemin, ou une préparation, pas seulement vers le bonheur, mais aussi vers la vocation éternelle que Dieu nous donne. Ca change la perspective ! Chaque discussion, chaque décision ensemble, chaque dispute, devient, à la lumière de l’horizon, un lieu d’apprentissage de l’amour véritable, de la justice, de la vérité, de la paix – en un mot, de la sainteté.

Bien sûr, l’espérance a un impact dans toutes les situations de notre vie : la façon d’élever un enfant (avec quelle priorité : qu’il me réjouisse, qu’il fasse ce qui est bien vu dans la société, ou que Dieu le transforme peu à peu en la personne qu’il est appelé à être ?), le célibat, le travail, les relations familiales, les difficultés de la vie. Qu’attend Dieu de moi dans cette situation ? Comment je peux avancer avec lui, en apprendre davantage, me laisser transfigurer par l’Esprit de celui qui est ressuscité et qui veut, un jour, me ressusciter pour vivre dans la présence éternelle de Dieu ?

On peut vivre bien dans le présent, les pieds sur terre, mais les yeux fixés sur l’horizon – et la vision claire de là où nous allons aura forcément un impact sur notre façon d’avancer.

Alors c’est facile à dire, mais à faire… C’est sûrement une des raisons pour lesquelles Jésus insiste autant dans ce texte : restez éveillés ! gardez les yeux fixés sur le but ! Peut-être qu’une première étape sera de se rendre attentif, dans la lecture de la Bible, au poids de l’espérance qui nous est donnée, pour redécouvrir son impact. Peut-être qu’une deuxième étape, ce sera de prier : Seigneur, quelle est ma tâche aujourd’hui, dans cette situation ? Que ton règne vienne, un peu plus, dans ma vie, comme un signe de ce monde transformé que tu vas venir instaurer.

L’église de nos rêves

Depuis quelque temps, nous sommes en réflexion sur ce que nous voulons vivre en tant qu’église. Aujourd’hui, je vous propose de revenir aux origines, avec un texte qui parle des tout débuts de l’église, juste après la Pentecôte. Jésus est remonté au ciel, il a envoyé son Esprit sur ses disciples, et Pierre va prêcher à Jérusalem. Certains résistent, mais d’autres demandent : que faut-il faire, si on croit que ce Jésus est vraiment le Sauveur promis par Dieu ? Pierre répond : attachez-vous à lui. Et l’église prend son envol ce jour-là.

Lecture biblique: Actes 2.41-47

41 Ceux qui acceptent la parole de Pierre se font baptiser. Ce jour-là, à peu près 3 000 personnes s’ajoutent au groupe des croyants.

42 Régulièrement et fidèlement, les croyants écoutent l’enseignement des apôtres. Ils vivent comme des frères et des sœurs, ils partagent le pain et ils prient ensemble. 43 Les apôtres font beaucoup de choses extraordinaires et étonnantes, et les gens sont frappés de cela. 44 Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. 45 Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. 46 Chaque jour, d’un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple. 47 Ils chantent la louange de Dieu, et tout le peuple les aime. Et chaque jour, le Seigneur ajoute à leur communauté ceux qui sont sauvés.

Waow, vous imaginez ?

  • Une croissance incroyable, avec 3000 conversions puis tous les jours de nouveaux croyants qui s’attachent à Jésus ;
  • Une intensité frappante : les croyants se voient chaque jour, ils continuent à ce moment-là d’aller au Temple mais ils se retrouvent aussi dans les maisons, pour prier, étudier, témoigner… D’un seul cœur, chaque jour, ils partagent tout ;
  • des miracles de toutes sortes dont le livre des Actes va donner des exemples ;
  • et puis, le respect & la faveur du peuple : les gens reconnaissent que Dieu est à l’œuvre dans cette communauté – c’est une église qui grandit, et qui a un impact fort sur son entourage !

Cette église des premiers temps, pour certains c’est l’église « idéale ». En même temps, elle nous paraît loin, et on est vite tenté de relativiser (c’est l’enthousiasme du début, ça n’a pas duré, et aujourd’hui on ne voit pas comment on pourrait vivre ainsi…) C’est un peu vrai ! Mais n’empêche, quand on lit ce texte, ça donne envie. Envie de vivre ça, même si on ne sait pas comment faire, même si on a l’impression d’un fossé infranchissable entre cette église et la nôtre, 2000 ans plus tard, même si on a peur ou qu’on n’y croit pas vraiment – au fond de nous, on a envie !

Envie d’être une église « intense », rayonnante, féconde, une église qui a de l’impact,

une église où Dieu agit de manière évidente, une église témoin du Christ ressuscité, une église remplie de vie et d’Esprit. On en a envie, non ? En tout cas, Dieu en a envie ! Dieu veut vivre ça avec nous !

Sans être le modèle unique, cette première église nous donne quelques clefs pour devenir un peu plus l’ église que nous rêvons d’être, que Dieu nous invite à être.

  • 4 piliers fondés sur le Christ

D’abord, l’église des lendemains de la Pentecôte repose sur 4 piliers, qu’on retrouve dans les autres églises du NT, dans les lettres des apôtres etc. : l’étude des enseignements de Jésus, les prières, les relations fraternelles et le service.

Les premiers chrétiens étaient des étudiants, désireux de mieux connaître Jésus – il n’y avait pas encore le NT : les apôtres simplement transmettaient leurs souvenirs. Nous ne sommes que quelques semaines après la résurrection de Jésus ! Les disciples de Jésus racontent : les discours, les miracles, les discussions, les rencontres… ce qu’ils ont consigné plus tard dans les Evangiles.

Ensuite, les prières : au Temple et à la maison. La prière, c’est multiforme : personnel/communautaire, formel/spontané, il y a aussi la cène (partage du pain en souvenir du dernier repas de Jésus avant la croix), la louange…  Il s’agit de ne pas seulement connaître Dieu, mais aussi de lui parler et de l’écouter, d’avoir une relation personnelle avec lui.

Il y a encore la chaleur des relations fraternelles : la joie, la convivialité (ils se retrouvent dans les maisons, pour des repas partagés…). L’amour, le partage, viennent prolonger l’amour de Jésus.

Et cet amour, il se manifeste concrètement, notamment par le service, l’entraide, le partage matériel : le geste accompagne la parole, l’action concrétise les émotions.

La Bible, la prière, les relations, le service : la foi en Jésus implique tout notre être. Pas seulement la prière ou la méditation, pas seulement l’âme, mais aussi l’intelligence, pour connaître ce Dieu qui nous sauve et nous conduit, mais aussi le cœur, dans l’amour pour Dieu et pour notre prochain, mais aussi le corps, dans l’action, le service concret. La foi en Jésus implique tout notre être : et ça se voit dans l’église des premiers temps. L’église, c’est plus que le culte, c’est un lieu, un réseau, dans lequel nous apprenons à vivre notre foi de tout notre être – avec notre âme, notre intelligence, notre cœur et notre corps.

  • Une implication sans réserve de tous

Dans cette première église, les croyants s’impliquent, tous, sans réserve.

L’unité qui règne entre eux ressort avec force : ils agissent d’un seul cœur, avec enthousiasme et joie. Dieu ne demande pas qu’on soit dans l’uniformité, mais qu’on avance ensemble, dans la même direction, comme une équipe soudée.

Cette unité se manifeste notamment par la générosité des croyants, sur le plan financier – certains vendent leurs propriétés pour que tous puissent avoir de quoi vivre – et sur le plan du temps – ils sont assidus, réguliers, présents. En un mot, ils investissent ! Ils investissent leur argent, leur temps, dans l’église – parce que ce qu’ils vivent avec Jésus est fondamental, premier, essentiel.

Alors bien sûr, la hauteur de leur investissement est remarquable, mais difficile à transposer aujourd’hui… Chacun a sa famille, sa vie privée, etc. Cela dit, le texte nous invite à reconsidérer notre implication. Est-ce que nous nous donnons les moyens d’une vie communautaire riche ? Est-ce que nous nous donnons les moyens d’une relation personnelle profonde avec Dieu ? Il n’est pas raisonnable de croire que la relation avec Dieu se construit avec des prières éparses ou que la connaissance de Dieu peut s’approfondir avec une demi-heure de prédication tous les 15 jours… C’est comme dans un couple : il faut nourrir la relation pour qu’elle se développe – un simple bonjour le dimanche matin ne suffit pas !

Ca ne veut pas dire pour autant qu’il faut passer toute votre vie à l’église ! Mais au quotidien, investir dans la relation avec Dieu, seul et avec les autres. C’est vrai, ça demande du temps, une certaine discipline, voire quelques sacrifices – des notions pas très en vogue ! – mais l’investissement personnel est une des clefs pour une vie grandiose avec Dieu.

  • L’action grandiose de Dieu.

Oui, une vie grandiose, rien que ça ! Mais c’est ça ce que le texte nous montre ! C’est ça que le texte nous invite à vivre ! Une église où arrivent des miracles, des guérisons, des choses incroyables, grandioses, signes que Dieu agit avec puissance !

Certes, c’était le début, et Dieu a mis le paquet. J’en conviens. Mais il y a encore des miracles aujourd’hui. Des patients dont la tumeur « disparaît », dont la guérison est incroyablement rapide au point d’intriguer les médecins, des addictions qui disparaissent d’un coup. Tout n’est pas miracle dans la vie avec Dieu, mais Dieu fait aussi, fait encore, des miracles !  il répond aux prières, il protège dans des situations difficiles, il dénoue, il oriente… Et puis quand quelqu’un s’attache à Jésus, se convertit : n’est-ce pas un miracle ? N’y-a-t-il pas là une guérison ? Une transformation ?

Quand Dieu agit, c’est un miracle ! C’est merveilleux, étonnant, bouleversant ! Une réconciliation, sa protection dans la difficulté, sa présence dans la détresse, la liberté qu’il donne face au mal ou aux tentations, la joie dans l’épreuve – ça ne rentre peut-être pas dans la catégorie « miracle avec effets spéciaux », mais ce sont des miracles, des signes que Dieu agit en nous, et autour de nous. Et ça c’est grandiose.

Notre part à nous, notre contribution à l’action grandiose de Dieu, dans notre vie, dans notre église, c’est d’investir dans l’ordinaire. L’apôtre Paul, par exemple, n’appelle jamais à cultiver le clinquant, l’extraordinaire : que la Parole du Christ habite parmi vous dans toute sa richesse (Col 3.16), priez sans cesse (Col 4.2), soyez unis, aimez-vous les uns les autres (Col 3.14). Persévérons dans l’ordinaire de la foi, dans la connaissance de Dieu par la Bible, la prière, les relations fraternelles, le service – et Dieu agira.

C’est comme dans la parabole du Semeur : pour que la graine prenne racine et porte du fruit, il faut une terre abreuvée, sans cailloux, sans mauvaises herbes, une terre labourée. Notre discipline ordinaire, c’est de labourer notre terre : labourer la terre de notre cœur, pour que la Parole et l’Esprit de Dieu y fassent germer de beaux fruits, labourer la terre de notre communauté, pour que l’action grandiose de Dieu ne rencontre pas d’obstacle.

Avant de conclure, j’aimerais donner un exemple concret, un témoignage de ce que notre église a vécu il y a quelques décennies. Avec le groupe Vitalité, on doit entre autres contacter les « anciens » de l’église, et voir ce qui, dans le passé, a favorisé ou freiné la croissance, le dynamisme de la communauté. Nous n’avons pas fini le travail, mais je peux quand même mentionner un élément. Dans les années 80s, après une période difficile, l’église a énormément grandi. Elle ne faisait rien de spécial – si, un élément ressort des témoignages : l’accueil. L’hospitalité. La chaleur des relations fraternelles, des échanges. La communion – et Dieu faisait de grandes choses.

Conclusion

Etre une Église remplie de vie & d’Esprit, témoin du Christ ressuscité, une église où Dieu agit de manière évidente… C’est le rêve que l’église d’Ac 2 nous invite à avoir.

Attention, on ne forcera pas Dieu à agir ! Mais l’église, c’est comme une voiture. Pour qu’elle roule, même à 300 km/h, il faut un moteur, des freins, une boîte de vitesse, une batterie, en bon état. Ca ne suffit pas, pourtant, il faut de l’essence ! Mais avec toute l’essence du monde, si le moteur ou la batterie est défaillant, la voiture n’ira pas très loin. Notre part, c’est de préparer au mieux le véhicule, de nous préparer au mieux, nous impliquer, nous disposer – Et Dieu agira comme il le désire. C’est Dieu qui fera de nous l’église, les hommes et les femmes dont il rêve, c’est lui qui agira, qui nous transformera, qui nous fera rayonner, mais nous pouvons lui préparer le chemin, en nous attachant à le connaître (Bible), à l’écouter (prière), à expérimenter l’amour dans la joie et le service.

Canevas Ac 2