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L’approbation de Dieu et/ou celle des hommes

 

Deutéronome 4.1-8
1 Moïse dit : Et maintenant, Israélites, écoutez les lois et les règles que je vous enseigne pour que vous leur obéissiez. Ainsi, vous vivrez et vous pourrez posséder le pays que le SEIGNEUR, le Dieu de vos ancêtres, vous donne. 2 N’ajoutez rien aux commandements que je vous communique de la part du SEIGNEUR votre Dieu. N’enlevez rien non plus, mais respectez tous ces commandements. 3 Vous avez vu vous-mêmes ce que le SEIGNEUR votre Dieu a fait dans l’affaire du dieu Baal de Péor. Il a tué tous ceux du peuple qui avaient suivi ce faux dieu. 4 Mais vous, vous êtes restés attachés au SEIGNEUR votre Dieu, et vous êtes tous vivants aujourd’hui.
5 Voyez, je vous enseigne des lois et des règles, comme le SEIGNEUR mon Dieu me l’a ordonné. Quand vous serez entrés dans le pays que vous allez posséder, obéissez à ces lois et à ces règles. 6 Si vous les gardez et si vous leur obéissez, les autres peuples vous trouveront sages et intelligents. En effet, quand ils connaîtront toutes ces lois ils diront :
« Quelle sagesse, quelle intelligence il y a dans ce grand peuple ! » 7 Chaque fois que nous appelons à l’aide le SEIGNEUR notre Dieu, il est vraiment proche de nous. Est-ce qu’il y a un autre peuple, même parmi les plus grands, qui a des dieux aussi proches ? 8 L’enseignement que je vous présente aujourd’hui contient des lois et des règles très justes. Est-ce qu’il y a un autre peuple, même parmi les plus grands, qui a des lois et des règles aussi justes ?
Je suis un petit peu actif sur les réseaux sociaux… Et j’avoue que quand j’écris un post sur facebook ou twitter, je me demande toujours si je vais avoir beaucoup de like et qui va me retweeter. Et je regarde régulièrement, sur mon ordinateur ou mon smartphone, si j’ai de nouvelles notifications. Rassurez-vous, ce n’est pas une obsession, ce n’est pas ma raison de vivre. Je ne suis pas accroc. Enfin pas complètement… Les réseaux sociaux accentuent, sans doute à l’excès, cette course à l’approbation… ou à la provocation.

Je ne sais pas comment vous vous situez par rapport au regard des autres, quelle importance vous donnez à l’opinion que les gens ont de vous. Mais ne me dites pas : « je me fiche pas mal de ce que les gens pensent de moi. » J’aurais vraiment du mal à le croire…On vit tous, au moins en partie, à travers le regard des autres.On a tous besoin du regard approbateur, au moins de ceux qu’on aime… et sans doute plus largement encore.

D’ailleurs, en tant que croyant, il me paraît tout à fait légitime de nous soucier de ce que les gens pensent de nous. C’est une question de témoignage : notre vie, notre comportement, nos paroles peuvent être des obstacles ou au contraires des atouts dans notre témoignage au nom de l’Evangile. Alors ce qu’ils pensent de nous compte dans cette perspective !

C’est cette corde sensible de la réputation que Moïse fait vibrer dans notre texte : « Si vous gardez (ces commandements) et si vous leur obéissez, les autres peuples vous trouveront sages et intelligents. En effet, quand ils connaîtront toutes ces lois ils diront : « Quelle sagesse, quelle intelligence il y a dans ce grand peuple ! » » (v.6)

Et là je me demande, si on transpose ce verset dans notre cas, retrouverait-on la même approbation ? Quelle sagesse, quelle intelligence chez ce croyant, cette croyante ! Quelle sagesse, quelle intelligence il y a dans cette Eglise ! Est-ce vraiment cela que les gens disent de nous ?

Evidemment, on pourrait aussi s’étonner de l’importance que Moïse donne au regard des autres peuples… Le plus important n’est-il pas d’avoir l’aprobation de Dieu, parfois au détriment de l’approbation des autres ? Ne faut-il pas préférer l’approbation de Dieu à celle des hommes ?

Voilà la question que nous pose ce texte : faut-il forcément mettre en tension, voire en opposition, l’approbation de Dieu et celle des hommes ?

L’approbation de Dieu, d’abord

Il faut bien-sûr le dire : l’approbation de Dieu est première. Les commandements dont parle Moïse viennent de lui, ce sont ses promesses qui y sont associées. Et Moïse rappelle un épisode douloureux de l’histoire des Hébreux, avec l’affaire du Baal de Péor. Cet épisode, relaté dans le livre des Nombres (Nb 25.1-15), évoque comment les Israélites se sont laissés entraînés à la débauche et à l’idolâtrie, et comment le jugement de Dieu s’est abattu sur son peuple tombé dans le chaos. Cet épisode qui a fait des milliers de morts rappelle l’importance de la loyauté au Seigneur. Car l’idolâtrie, c’est un problème de loyauté, qui entraîne la désapprobation de Dieu.

L’approbation de Dieu, c’est donc la priorité absolue. Et le moyen d’avoir l’approbation de Dieu se trouve dans l’obéissance à ses commandements. A tous les commandements. « N’ajoutez rien aux commandements que je vous communique de la part du SEIGNEUR votre Dieu. N’enlevez rien non plus, mais respectez tous ces commandements. » (v.2)

Et ne faisons pas le raccourci de dire trop vite : « ça c’était l’Ancien Testament, maintenant c’est différent ». Jésus a dit explicitement qu’il n’était pas venu abolir la Loi mais l’accomplir. Il a dit clairement que pas un seul trait de lettre de la Loi ne devait disparaître. L’amour pour Dieu et l’amour du prochain que Jésus place au sommet de la Loi ne remplacent pas les commandements de l’Ancien Testament, ils les accomplissent.

Le problème, ce ne sont pas les commandements de Dieu, c’est ce que nous en faisons. Toute une partie du Sermon sur la Montagne montre comment Jésus cherche à « rectifier le tir », corriger ce que les chefs religieux ont fait des commandements de Dieu, en les développant, ou en les tordant, ou en les restreignant… pour revenir au coeur de la loi. Et Jésus montre qu’il ne s’agit pas d’avoir une obéissance servile, sans réflexion, mais une obéissance à ses principes de vie. C’est la distinction entre la lettre et l’esprit, pour utiliser le langage de l’apôtre Paul.

Ce qui a changé, c’est qu’on ne cherche plus dans l’obéissance aux commandements une voie de salut. Le salut nous est acquis par le sacrifice de Jésus-Christ qui, lui, a parfaitement accompli la Loi. Mais aujourd’hui comme hier, le croyant est appelé sans cesse à se demander ce que Dieu attend de lui, comment lui faire plaisir. A chercher l’approbation de Dieu, d’abord.

Une bonne réputation réputation, aussi

Pour autant, cela signifie-t-il que l’approbation des hommes n’a aucune importance ? Certainement pas. On l’a dit, il y a là un enjeu pour le témoignage. Notre réputation, le regard que les autres posent sur nous, peuvent nous ouvrir ou nous fermer des portes dans notre témoignage à l’Evangile.

D’ailleurs, dans le Nouveau Testament, la « bonne réputation », y compris parmi les non croyants, est même perçue parfois comme une qualité spirituelle. Ne la trouve-t-on pas dans la liste des qualités requises pour les responsables d’Eglise ? 1 Timothée 3.7 : « Il faut aussi que ceux du dehors lui rendent un beau témoignage… » (Nouvelle Bible Segond) ou comme le traduit la version Parole de Vie : « Il faut aussi que les non-chrétiens pensent du bien de ce responsable. » Et dans le portrait de la première Eglise, à Jérusalem, au lendemain de la Pentecôte, le livre des Actes des apôtres dit des chrétiens qu’il « louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple » (Actes 2.42).

Demandons-nous toujours, quand on nous accuse d’être moralisateurs, réactionnaires, coincés, rabat-joie, présomptueux, etc… si ce n’est pas vrai, au moins en partie ! Ce n’est pas forcément le cas… mais, honnêtement, est-ce que ça ne peut pas l’être un peu quand même, parfois ? La Parole de Dieu est une parole de vie qui libère. Et un croyant qui vit selon les principes de Dieu devrait être un croyant qui donne envie de croire ! Et je ne suis pas sûr que ce soit toujours l’image que nous renvoyons du chrétien ou de l’Eglise…

Avoir une bonne réputation auprès des non-croyants ne doit certainement pas être notre but ultime. Sinon on peut s’exposer à de fâcheuses compromissions. Par souci de fidélité à Dieu, on peut être amené à écorner un peu notre image auprès des non-croyants. Mais si on veut être pertinents dans notre témoignage, accessibles à nos contemporains, capables d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, alors la façon dont les autres nous voient est importante.

Arrêtons de voir les commandements de Dieu comme des prescriptions qui nous mettront toujours en porte à faux avec les non-croyants. Ça peut arriver, bien-sûr. Mais l’amour du prochain, qui est au coeur de la Loi, le respect de la vie, le souci des plus faibles, l’écoute, le service, la solidarité qui s’expriment dans de si nombreux commandements bibliques, surtout quand ils sont vécus comme Jésus les a vécus, croyez-moi, c’est reconnu et apprécié par nos contemporains ! Mais il faut que nous les vivions vraiment !

Conclusion

Faut-il donc forcément mettre en tension, voire en opposition, l’approbation de Dieu et celle des hommes ? Dans certains cas, oui, évidemment. On en a des exemples dans l’histoire biblique et dans toute l’histoire de l’Eglise, jusqu’à aujourd’hui. Si pour être approuvé des autorités d’un pays il faut renier sa foi chrétienne, alors clairement l’approbation de Dieu est plus importante que l’approbation des hommes !

Mais bien souvent, nous n’avons pas à les opposer. En particulier dans un pays comme le nôtre… Et le premier adversaire qui nous met au défi de la fidélité à Dieu n’est pas la plupart du temps l’autre qui ne partage pas ma foi, mais plutôt moi-même, dans ma difficulté à vivre pleinement les commandements de Dieu à l’image de Jésus-Christ.

Le croyant ne vit pas sa vie chrétienne seul devant son Dieu, il la vit avec des frères et soeurs en Christ, et en relation avec son prochain, quel qu’il soit. Et pour que ces relations soient fécondes, porteuses de foi, d’espérance et d’amour, il faut bien aussi se préoccuper de ce que les autres pensent de nous. D’autant que, parfois, cela permet aussi de mettre en lumière chez nous des travers qu’il nous faut bel et bien corriger.

Jonas – épisode 4

Résumé des épisodes précédents : Au VIIIe siècle avant J-C, alors que l’Assyrie terrifie toute la région, le Seigneur envoie son prophète Jonas annoncer la destruction de Ninive, la capitale assyrienne. Contre toute attente, Jonas refuse d’obéir à Dieu et prend un bateau pour Tarsis, aux antipodes de Ninive. Il faut que le Seigneur déclenche une tempête et suscite un grand poisson qui engloutit Jonas pour faire entendre raison au prophète. Une fois recraché sur la terre ferme, Jonas se voit confier à nouveau la même mission par le Seigneur… et cette fois il obéit. Mais il n’a pas fini de parcourir Ninive en annonçant sa destruction qu’un grand mouvement de repentance gagne toute la ville, jusqu’au roi. Et, surprise, Dieu renonce alors à la destruction de Ninive !

Le livre de Jonas aurait pu s’arrêter au troisième épisode, sur un happy end… Toute une ville qui se repent grâce à la proclamation de Jonas : c’est le rêve de tout prophète ou de tout prédicateur ! Mais on n’est jamais au bout de nos surprises avec Jonas… Nous allons le voir avec ce quatrième et dernier épisode.
Lecture biblique : Jonas 4

1 Jonas n’est pas content du tout, vraiment pas du tout. Il se met en colère. 2 Il fait cette prière au SEIGNEUR : « Ah ! SEIGNEUR, je le savais bien quand j’étais encore dans mon pays. C’est pourquoi je me suis dépêché de fuir à Tarsis. Je le savais bien, tu es plein de tendresse et de pitié, patient, plein d’amour, et tu regrettes tes menaces. 3 Maintenant, SEIGNEUR, laisse-moi mourir. Oui, je préfère la mort à la vie. »
4 Le SEIGNEUR répond à Jonas : « Est-ce que tu as raison de te mettre en colère ? »
5 Jonas sort de la ville et il s’arrête à l’est de Ninive. Là, il se construit un abri et s’assoit dessous, à l’ombre. Il veut voir ce qui va se passer dans la ville. 6 Alors le SEIGNEUR Dieu fait pousser une plante au-dessus de Jonas. De cette façon, il aura de l’ombre et sera guéri de sa mauvaise humeur. Jonas est rempli de joie à cause de la plante. 7 Mais le jour suivant, un peu avant le lever du soleil, Dieu envoie un ver. Le ver pique la plante, et la plante sèche. 8 Puis, quand le soleil se lève, Dieu envoie de l’est un vent brûlant. Le soleil tape sur la tête de Jonas. Il va bientôt s’évanouir. Alors il souhaite la mort et dit : « Je préfère la mort à la vie. »
9 Dieu demande à Jonas : « Est-ce que tu as raison de te mettre en colère à cause de cette plante ? »
Jonas répond : « Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère et de souhaiter la mort ! »
10 Le SEIGNEUR lui dit : « Toi, tu as pitié de cette plante. Pourtant, elle ne t’a demandé aucun travail. Ce n’est pas toi qui l’as fait pousser. En une nuit elle a grandi, en une nuit elle a séché. 11 À Ninive, il y a plus de 120 000 habitants qui ne savent pas ce qui est bon pour eux. Il y a aussi beaucoup d’animaux. Alors, est-ce que je ne peux pas, moi, avoir pitié de cette grande ville de Ninive ? »
Jonas : un homme en colère

« Je le savais ! » Voilà la réaction de Jonas. « Je le savais et c’est pour ça que je ne voulais pas obéir ! »

Jonas est en colère. Il éclate. Ce qu’il tenait enfoui dans son coeur (et qui n’échappait pas à Dieu qui connaît notre coeur…), ce qu’il se retenait de dire jusqu’ici, il l’exprime enfin et on comprend enfin pourquoi il a voulu désobéir à Dieu !

Ce n’était pas parce qu’il ne comprenait pas pourquoi Dieu lui confiait cette mission. C’était au contraire parce qu’il le comprenait trop bien ! Jonas sait qui est le Seigneur. Sa confession de foi est parfaite : « tu es plein de tendresse et de pitié, patient, plein d’amour, et tu regrettes tes menaces. » Et c’est justement ce que Jonas n’accepte pas : que Dieu puisse pardonner aux habitants de Ninive. Il ne supporte pas que Dieu soit bon et compatissant. Ou du moins que cette compassion s’exerce en faveur des habitants de Ninive ! Jonas voulait en quelque sorte décider qui a droit à la compassion de Dieu ou non. Et pour lui, Ninive n’y avait pas droit.

Ca ne vous est jamais arrivé d’avoir envie de « donner des conseils » à Dieu ? De vous dire que là, quand même, il devrait faire quelque chose, il devrait intervenir, il devrait répondre… Peut-être que vous ne l’avez pas fait avec la même véhémence que Jonas, peut-être vous êtes-vous contenté d’y penser, de façon implicite… Mais quand même…

L’histoire de Jonas nous enseigne que lorsque nous ne comprenons pas le Seigneur (et bien-sûr que ça arrive!), même lorsque ce qu’il fait (ou ne fait pas) nous paraît injuste, le problème ne vient pas de Lui mais de nous…
Une bonne leçon pour Jonas

Plutôt que de s’expliquer avec Jonas, d’argumenter pour se justifier, le Seigneur va lui donner une leçon. C’est le maître de la Création qui se manifeste une fois de plus : après la tempête et le grand poisson, il utilise une plante (un ricin), un ver et un vent d’est étouffant.

Il s’agit pour le Seigneur de confondre Jonas et de lui montrer l’absurdité de sa réaction. Il va donc faire en sorte que le prophète se mette en colère… à cause d’une plante ! Et la situation est cocasse : Jonas se met est en colère parce que Dieu détruit une plante alors qu’avant il était en colère parce que Dieu n’a pas détruit une ville entière ! En d’autres termes, il est capable de pitié (et encore, avec des motifs tout à fait égoïstes) pour une plante et il n’accepte pas que Dieu puisse avoir pitié de 120 000 hommes et femmes qui se repentent !!! Si Jonas trouve une raison (même égoïste) d’épargner une plante, ne peut-il pas trouver une raison d’épargner 120 000 êtres humains perdus ?

D’autant que, comme le dit le Seigneur, Jonas s’émeut pour une plante qu’il n’a pas fait pousser. Dieu, lui, a non seulement fait pousser le ricin mais il a aussi créé les habitants de Ninive… En réalité, si Dieu est bon avec les humains, toujours prêts à nous pardonner, c’est qu’il nous a créé et qu’il nous aime. Tout simplement…
Ce n’est pas à nous de dire à Dieu ce qu’il convient de faire ou non. C’est lui qui fait pousser, c’est lui qui crée, c’est lui qui est à l’origine de toutes choses et qui seul peut dire ce qui doit être détruit ou non. L’ironie de cette histoire, c’est que les hommes reprochent souvent à Dieu les malheurs et les catastrophes alors que Jonas reproche à Dieu sa bonté… Mais qui sommes-nous pour contester avec Dieu ?

En réalité, Jonas voulait un Dieu bon pour lui (n’oublions pas qu’il lui a donné une seconde chance et qu’il l’a secouru dans le ventre du poisson) mais implacable pour les autres… Sommes-nous prêts à vouloir pour les autres, ce que nous espérons pour nous ? Ou, comme le dit Jésus dans le sermon sur la Montagne, à faire aux autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent ? » (cf. Matthieu 7.12)
Conclusion

Nous voilà donc arrivés au terme du feuilleton de Jonas… Avec une fin qui peut paraître un peu abrupte. On aurait pu s’attendre à un cinquième chapitre qui décrirait la réaction du prophète à leçon que le Seigneur lui a donnée. On aurait peut-être voulu savoir si Jonas s’est obstiné dans sa rébellion ou s’il a finalement capitulé devant la bonté de Dieu. Ou connaître l’évolution du comportement des habitants de Ninive, d’autant que quelques décennies plus tard, Ninive sera bel et bien détruite… Mais non, rien de tout cela.

L’auteur du livre de Jonas préfère une fin ouverte qui, au-delà de susciter notre imagination nous invite à l’interrogation, à l’appropriation. Plus que la réaction de Jonas et la suite de l’histoire des habitants de Ninive, c’est notre attitude qui compte, notre réponse aux questions et aux interpellations de l’histoire de Jonas.

Acceptons-nous que la bonté de Dieu soit la même pour tous, que nous n’avons aucun privilège à faire valoir ? Ou sommes-nous comme Jonas, jaloux de la miséricorde divine, espérant un Dieu bon pour nous et implacable pour les autres (en particulier ceux que nous avons du mal à aimer…) ?

Qu’avons-nous fait, aujourd’hui, de nos repentances passées ? Ont-elles changé notre vie, durablement ? Avons-nous un nouveau chemin de repentance à emprunter aujourd’hui ? Comment percevons-nous la souveraineté de Dieu dans notre vie ? Avec inquiétude voire dans la crainte ou dans la paix et la confiance ?

Voilà autant de question, et peut-être d’autres encore, que la fin ouverte du livre de Jonas nous laisse… A chacun de nous d’y répondre, devant Dieu !