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Vivre le changement (5) L’oeuvre transformatrice du Saint-Esprit

 

Pentecôte, ce n’est pas seulement un événement du passé, une étape dans l’histoire du salut. C’est une promesse qui nous concerne encore : Dieu vient habiter en nous par son Esprit.

Pour les premiers chrétiens, quel changement ! On le voit au début du livre des Actes des apôtres : c’est spectaculaire. Les apôtres et les disciples, jusqu’ici discrets voire craintifs, annoncent l’Evangile aux foules avec assurance. Les gens sont touchés et changent de vie. L’Eglise grandit, pleine d’enthousiasme. Mais rapidement, les ennuis commencent, les tensions naissent, les choses ne sont pas aussi simples dans l’Eglise… et ça se confirmera dans les épîtres du Nouveau Testament.

N’est-ce pas un peu la même chose pour nous ? Au début de la vie chrétienne, les changements sont souvent évidents. Tout est nouveau, il y a l’enthousiasme de la découverte… Et puis, avec le temps, le rythme du changement a tendance à ralentir. L’évolution devient plus lente, moins évidente. Il y a encore parfois des progrès, par à coup… Mais aussi parfois l’impression qu’on n’avance plus vraiment, qu’on est bloqué à un palier. L’oeuvre transformatrice du Saint-Esprit devient moins évidente en nous.

Bref, la transformation de notre vie par le Saint-Esprit, ça fonctionne bien au début… mais ça se complique ensuite. Et c’est frustrant parce qu’on sent bien que ce n’est pas vraiment normal que ça se passe comme ça. Alors comment faire pour que le Saint-Esprit nous transforme, et qu’il continue à le faire tout au long de notre vie de foi ?

1. Laisser Jésus-Christ grandir en nous

Le premier texte biblique qui peut nous aider à répondre à cette question se trouve dans l’évangile selon Jean, au chapitre 16. C’est un extrait du discours de Jésus à ses disciples, peu de temps avant d’être arrêté.

Jean 16.5-7,13-15
5 Maintenant, je m’en vais auprès de celui qui m’a envoyé. Et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ? ” 6 Mais votre cœur est plein de tristesse parce que je vous ai dit cela. 7 Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je parte. En effet, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, mais si je pars, je vous l’enverrai.
(…) 13 Quand l’Esprit de vérité viendra, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, il ne dira pas des choses qui viennent de lui. Mais il dira tout ce qu’il entendra et il vous annoncera ce qui doit arriver. 14 L’Esprit de vérité montrera ma gloire, parce qu’il recevra ce qui est à moi et il vous l’annoncera. 15 Tout ce qui est à mon Père est aussi à moi. C’est pourquoi je vous ai dit : “L’Esprit de vérité recevra ce qui est à moi et il vous l’annoncera.”

Ici, Jésus répond à l’inquiétude des disciples. Ils sentent que Jésus va les quitter. Pourtant Jésus leur dit : « il vaut mieux pour vous que je parte. » Comment est-ce possible ? Pour les disciples, perdre leur maître est la pire chose qui puisse leur arriver ! Or Jésus leur dit qu’il est avantageux pour eux qu’il s’en aille.

Oui mais si Jésus part, alors il pourra leur envoyer « celui qui doit les aider ». Cette périphrase traduit le terme grec paraclêtos qui signifie littéralement « celui qui se tient à côté », donc l’intercesseur, le défenseur, le consolateur… Et Jésus précise : « L’Esprit de vérité montrera ma gloire, parce qu’il recevra ce qui est à moi et il vous l’annoncera. » (v.14)

Autrement dit, le Saint-Esprit « remplace » Jésus-Christ auprès des disciples, et il le remplace avantageusement. C’est parce qu’il y a là un pas de plus franchi par Dieu pour s’approcher de nous. Déjà en Jésus, le Fils de Dieu est devenu l’un des nôtres, humain comme nous. Désormais, Dieu se fait encore plus proche puisqu’il vient par son Esprit faire sa demeure en nous. L’apôtre Paul l’exprime de façon très concrète lorsqu’il dit aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et qui vous vient de Dieu ? » (1 Corinthiens 6.19). Et comme il est Esprit, il n’est pas limité dans l’espace et peut être présent, pleinement, en chaque croyant, où qu’il soit. Voilà pourquoi c’est avantageux pour les disciples que Jésus parte et qu’il envoie son Esprit !

La mission du Saint-Esprit est indissociable de la personne de Jésus-Christ. Il nous est donné pour nous montrer la gloire du Christ. Par le Saint-Esprit, c’est Jésus-Christ qui est avec nous et nous pouvons le rencontrer.

Autrement dit, c’est Jésus-Christ que nous recevons quand l’Esprit vient faire sa demeure en nous, c’est lui que nous entendons lorsque l’Esprit nous parle. L’oeuvre du Saint-Esprit, c’est de faire grandir le Christ en nous. Et c’est cela qui nous transforme. Quand le Christ grandit en nous, c’est alors que le Saint-Esprit nous transforme !

Quelle leçon en tirer, concrètement ? Notre première priorité, toujours, c’est d’approfondir notre relation avec le Christ. Il nous faut voir tous les aspects de notre piété, et de notre vie chrétienne, comme une occasion d’approfondir cette relation avec le Christ.

  • On ne lit pas la Bible pour accroître sa connaissance mais pour y trouver le Christ et l’accueillir tout à nouveau.
  • On ne prie pas pour faire sa « liste de courses » spirituelles ou pour se faire du bien et s’épanouir spirituellement. On prie pour dialoguer avec le Christ.
  • On n’aime pas son prochain juste parce que c’est un commandement, et encore moins pour faire une bonne œuvre et accumuler des « miles spirituels » et obtenir un place premium au paradis ! On aime son prochain parce qu’on y trouve le visage du Christ : « tout ce que vous faites à l’un de ces petits, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25.40)

Cherchez Jésus-Christ, toujours, partout. Il grandira en vous, et son Esprit vous transformera !

2. Identifier nos blocages

Mais cet élan positif, toujours tourné vers le Christ, ne suffit pas toujours. On garde parfois l’impression que ça bloque, qu’il y a quelque chose qui coince et empêche la transformation.

Ici, c’est un autre texte du Nouveau Testament qui peut nous aider. L’apôtre Paul y parle d’un blocage, en faisant référence à Moïse qui, lorsqu’il redescendait de la montagne où il rencontrait Dieu devait couvrir son visage d’un voile. Il se base sur cet épisode de l’Ancien Testament, d’une part pour expliquer l’aveuglement de beaucoup de ses frères Israélites, et d’autre part pour parler de l’oeuvre de l’Esprit chez le chrétien. Et là ça nous intéresse !

2 Corinthiens 3.12-17
12 Avec cette espérance, nous sommes pleins de confiance. 13 Nous ne faisons pas comme Moïse qui mettait un voile sur son visage. De cette façon, les Israélites ne pouvaient pas voir la fin d’une gloire qui ne durait pas. 14 Mais leur intelligence s’est fermée, et jusqu’à aujourd’hui, quand ils lisent les livres de l’ancienne alliance, le même voile est encore là. Non, il n’est pas enlevé, sauf pour celui qui est uni au Christ. 15 En effet, jusqu’à aujourd’hui, chaque fois que les Israélites lisent les livres de Moïse, un voile couvre leur cœur. 16 Mais chaque fois que les gens se tournent vers le Seigneur, le voile tombe. 17 Le Seigneur ici, c’est l’Esprit Saint. Et quand l’Esprit du Seigneur est présent, la liberté est là. 18 Notre visage à nous tous est sans voile, et la gloire du Seigneur se reflète sur nous, comme dans un miroir. Alors le Seigneur, qui est l’Esprit, nous transforme. Il nous rend semblables à lui, avec une gloire toujours plus grande.

Ce que je retiens de ce texte, en lien avec notre question, c’est cette image du voile qui tombe et qui permet à l’Esprit de Dieu de faire en nous son œuvre de transformation. Je retiens aussi l’affirmation de la liberté associée à la présence de l’Esprit.

Pour grandir spirituellement, pour voir agir en nous l’oeuvre transformatrice du Saint-Esprit, il faut que nous arrivions à nous libérer des obstacles qui bloquent notre développement spirituel.

Pour utiliser une autre image, on pourrait dire que le Saint-Esprit est le moteur de notre transformation. C’est lui qui nous fait avancer. Si on n’avance plus, on pourrait se dire que c’est la faute du moteur… Mais si dans votre voiture vous laissez le frein à main serré, vous aurez beau appuyer sur l’accélérateur, vous n’avancerez pas. Et ce n’est pas la faute du moteur mais du frein à main que vous n’avez pas desserré !

J’ai l’impression que dans notre vie spirituelle, nous gardons parfois notre frein à main serré… Il s’agit donc pour nous d’identifier nos blocages, nos freins… ce qui obstrue l’action du Saint-Esprit dans notre vie.

  • Ca peut être l’orgueil. Celui de se croire déjà arrivé, de se penser suffisamment expérimenté, suffisamment spirituel, suffisamment sage, pour ne plus avoir vraiment à progresser.
  • Ca peut être la peur. La peur de devoir bouleverser ses repères, remettre en cause ses convictions, renoncer à un statu quo finalement assez confortable…
  • Ca peut aussi être une culpabilité qu’on entretient et qui nous rabaisse, un sentiment d’indignité, d’incapacité, de honte. A cause de notre passé, ou de l’image qu’on a de soi.

D’autres freins sont évidemment possibles. Ils peuvent être liés à notre personnalité mais aussi à notre histoire, parfois à des expériences douloureuses, ou à une parole dite contre nous, ou à des convictions erronées dans lesquelles nous nous enfermons…

Si nous avons l’impression de stagner spirituellement, peut-être que notre prière prioritaire devrait être de demander à Dieu de nous aider à identifier ces blocages et ces freins dans notre vie spirituelle. Et une fois les blocages identifiés, alors relâchons le frein à main ! Lâchons prise, faisons-lui confiance ! Laissons le Saint-Esprit nous transformer.

Conclusion

Un des grands défis de la vie chrétienne, c’est la persévérance : arriver à renouveler sa marche avec le Christ, une fois l’enthousiasme du début atténué voire effacé. Poursuivre tout au long de notre vie un processus de croissance spirituelle, de transformation en profondeur. Seule l’action du Saint-Esprit peut rendre cela possible. Mais cela passera par deux impératifs :
Chercher le Christ, toujours : le Saint-Esprit est indissociable de la personne de Jésus-Christ.
Porter un regard lucide sur soi-même, pour pouvoir identifier les freins et les blocages qui demeurent en nous.

Nous continuerons d’avancer si nous appuyons sur l’accélérateur de notre relation à Jésus-Christ et si nous desserrons le frein à main de nos blocages. Si vous faites l’un sans l’autre, vous n’avancerez pas. Mais si faites les deux, alors la route vous est ouverte !

Vivre le changement (3) Dieu ne change pas…

Nous sommes tous conscients que nous avons besoin de changer, de progresser, de grandir spirituellement. Or Dieu, lui, ne change pas… c’est même une des raisons pour lesquelles il est Dieu ! Mais comment un Dieu qui ne change pas peut-il nous aider à changer ?

Dieu ne change pas… mais il est vivant !

En fait, on pourrait dire que, fondamentalement, Dieu ne peut pas changer ! Sinon, il n’est plus vraiment Dieu. Si Dieu changeait, ça signifierait qu’il a progressé, qu’il s’est amélioré ou qu’il aurait régressé. Ou tout simplement qu’il lui manquait quelque chose… Il ne serait donc plus, ou pas encore, infini, éternel, parfait. En un mot : il ne serait plus Dieu.

Dieu, par définition, ne peut pas changer en lui-même. Et on trouve plusieurs affirmations bibliques pour évoquer ce qu’on appelle l’immutabilité de Dieu. Je vous en propose deux :

« Autrefois, tu as fait la terre,
et tes mains ont formé le ciel.
Tout cela disparaîtra, mais toi, tu restes toujours là.
La terre et le ciel s’useront comme un habit,
tu les changeras comme un vêtement, et ils laisseront la place.
Mais toi, tu restes le même,
et ta vie ne finit pas. » (Psaume 102.26-28)

« Mes frères et mes sœurs très aimés, ne vous trompez pas. Tout ce qui nous arrive de bon, tous les plus beaux cadeaux viennent d’en haut. Ils viennent de Dieu, le créateur du soleil et des étoiles. Chez lui, il n’y a pas de changement, pas de mouvement, pas d’ombre. Dieu a voulu nous donner la vie par la parole de vérité. Alors nous sommes d’une certaine façon au premier rang de tout ce qu’il a créé. » (Jacques 1.16-18)

Le verset 17 de Jacques 1 n’est pas facile à traduire :
PdV : « Chez lui, il n’y a pas de changement, pas de mouvement, pas d’ombre. »
TOB : « chez lequel il n’y a ni balancement ni ombre due au mouvement. »
NBS : « chez qui il n’y a ni changement ni éclipse. »
BFC : « Et Dieu ne change pas, il ne produit pas d’ombre par des variations de position. »
Semeur : « en qui il n’y a ni changement, ni ombre due à des variations »

D’autres textes bibliques évoquent une immutabilité de Dieu quant à ses promesses : il est fidèle à son alliance, il ne change pas. Mais ces deux textes vont plus loin et évoquent une immutabilité de l’être même de Dieu. C’est Dieu lui-même qui ne change pas.

Dieu ne change pas dans sa perfection, mais il est vivant ! Il est en constant mouvement, toujours en relation. Il est amour.

C’est dans la nature même de Dieu d’être en relation. Ici, la doctrine de la Trinité, même si elle garde son mystère, peut nous aider. En effet, en affirmant que Dieu est unique mais en trois personnes, on dit que Dieu est par nature un être en relation : de toute éternité le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont en parfaite relation en Dieu.

Dire que Dieu ne change pas, qu’il est immuable, ne veut pas dire qu’il soit statique, qu’il ne bouge pas. L’immutabilité de Dieu est dynamique ! Ce n’est pas une statue ! C’est d’ailleurs un leitmotiv des prophètes de l’Ancien Testament : Dieu n’est pas comme les faux dieux des nations qui ne sont rien d’autre que des statues, des idoles, immobiles et mortes.

Dieu est un être en relation et d’ailleurs, il a créé l’homme à son image : pour être en relation avec lui. Et il s’implique activement dans l’Histoire. La Bible parle même de Dieu qui se repent ! Ainsi, par exemple, au moment du Déluge : « Dieu se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre. » (Genèse 6.6) et on retrouve la même expression plus tard, en lien avec le peuple d’Israël. Certes, il y a une part d’anthropomorphisme dans une telle formule… mais n’est-ce pas une façon de souligner le changement de Dieu dans la relation avec les humains ?

Et puis, il y a l’incarnation ! Le mystère suprême : Dieu devient homme. Si ça, ce n’est pas un changement, qu’est-ce que c’est ? Evidemment, Dieu n’est ni plus ni moins Dieu qu’avant. Mais il a bel et bien changé ! Il y a bien, pour Dieu aussi, un avant et un après l’incarnation. Désormais, et pour l’éternité, cette humanité que Dieu a créée à son image est venue s’ajouter à Dieu.

Il y a là un mystère, certes, mais un mystère qui nous révèle que l’immutabilité de Dieu n’est pas l’immobilité. Dans la Bible, la perfection n’est pas un état mais une dynamique, en mouvement. Et l’appel de Jésus dans le Sermon sur la Montagne : « Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5.48) n’est pas un appel à atteindre un stade de perfection comme un s’assoit sur un trône, mais à être dans la dynamique de perfection de Dieu, vivants et en relation.

Dieu ne change pas… mais nous changeons à son contact.

S’il y a une chose qui ne change jamais pour nous, c’est que nous devons changer ! Et notre changement dépend de notre relation avec Dieu.

Quand on est engagé dans une relation authentique (en couple, en amitié…), on change, forcément ! Il en est de même avec Dieu. Mais Dieu, lui, ne change pas à notre contact… ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas pleinement impliqué dans la relation.

Dieu n’a pas créé l’homme parce qu’il lui manquait quelque chose ! Il l’a créé par grâce, librement, par amour. Dans notre relation à Dieu, nous ne pouvons rien lui apporter qu’il n’ait déjà pleinement et parfaitement ! C’est essentiel dans la compréhension de notre relation à Dieu : nous ne sommes pas d’égal à égal avec lui mais dans la dépendance absolue. Sa relation à nous est purement gratuite. C’est nous qui changeons dans notre relation avec Dieu. Pas lui ! C’est pourquoi, on ne peut jamais être dans le donnant – donnant avec Dieu : on ne peut rien lui donner qu’il n’ait déjà !

Pour être authentique, notre relation avec Dieu doit donc être basée sur la grâce, une relation libre et gratuite. Notre objectif, ce n’est pas d’atteindre la perfection, comme si c’était un état à atteindre au-delà duquel il n’y a rien de plus. Notre objectif, c’est d’approfondir notre relation avec celui qui est parfait et qui vient à nous.

Pour savoir comment changer, on a besoin d’un point de référence solide, qui ne change pas. Sinon, quelle cohérence dans le changement ? Ou alors nous sommes comme ces chrétiens décrits par l’apôtre Paul comme des petits bateaux poussés dans tous les sens par les vagues de la mer (Ephésiens 4.14).

Car si Dieu n’est pas immuable, on ne peut être sûr de rien. C’est le raisonnement de Jacques à propos de Dieu, chez qui « il n’y a pas de changement, pas de mouvement, pas d’ombre. » Dieu est lumière et ne peut en aucun cas être source de ténèbres. Et parce qu’il est immuable, ça ne changera jamais ! Sinon, on ne peut être sûr de rien…

Et si Dieu, en lui-même, est immuable, alors ses promesses sont fiables. Il demeure fidèle à ses promesses et sa parole ne changera pas non plus. Dieu est fiable, il n’est pas changeant…

Celui en qui la fiabilité de Dieu s’incarne parfaitement, c’est Jésus-Christ. C’est lui qui est notre point de référence immuable, le modèle parfait vers lequel tendre : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » (Hébreux 13.8). Il est l’image du Dieu invisible (Colossiens 1.15). Nous sommes transformés de gloire en gloire à son image (2 Corinthiens 3.18). Le disciple apprend de son maître et c’est ce que nous sommes. Nous avons besoin de Jésus-Christ comme unique point de référence.

Qu’est-ce que ça veut dire, concrètement ? Que Jésus-Christ est notre point de référence pour connaître Dieu et pour nous connaître nous-mêmes. Il est à la fois parfaitement Dieu et parfaitement homme. Si on veut comprendre Dieu, mieux le connaître, savoir qui il est, c’est à partir de Jésus-Christ que nous le pourrons. Si on veut mieux comprendre qui nous sommes, ce à quoi nous sommes appelés en tant qu’être humain, ce que Dieu attend de nous, c’est à partir de Jésus-Christ que nous le pourrons.

Conclusion

Non seulement, dire que Dieu ne change pas ne signifie pas qu’il soit immobile (il est vivant, toujours en mouvement, constamment en relation !) mais c’est justement parce qu’il ne change pas que nous avons besoin de lui pour changer. Car nous avons besoin d’un point de référence solide et immuable, que nous trouvons en Dieu, révélé en Jésus-Christ. C’est dans une relation authentique avec le Dieu immuable, par la foi en Jésus-Christ, que nous serons petit à petit changés, transformés, pour laisser son image en nous être réparée, reformée.