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Vivre le changement (1) La repentance

 

Nous débutons ce matin une série de prédications liées à la thématique du changement. Depuis que nous sommes engagés dans le parcours Vitalité, nous disons souvent que nous avons besoin de changer. Mais le but n’est pas de changer pour changer… Le changement n’est pas bon en lui-même : ça dépend pourquoi et en vue de quoi on change ! Et il y a même des choses qui ne doivent pas changer…

Il n’empêche que de nombreux textes bibliques nous appellent bien à un changement et nous vous proposons d’aborder plusieurs de ces textes lors des prochains dimanches. Et nous commencerons par un des changements qui est à la base de toute vie chrétienne : la repentance.

Actes 2.37-39
37Quand les gens entendent cela, ils sont très émus, ils demandent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu’est-ce que nous devons faire ? » 38Pierre leur répond : « Changez votre vie ! Chacun de vous doit se faire baptiser au nom de Jésus-Christ. Ainsi, Dieu pardonnera vos péchés et il vous donnera l’Esprit Saint. 39En effet, la promesse de Dieu est pour vous et pour vos enfants. Elle est pour tous ceux qui sont loin, pour tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »

1 Thessaloniciens 1.7-10
7Ainsi, vous êtes devenus un modèle pour tous ceux qui croient, en Macédoine et en Akaïe. 8En effet, c’est de chez vous que la parole du Seigneur est partie pour se faire entendre en Macédoine et en Akaïe. De plus, on sait partout que vous croyez en Dieu, nous n’avons donc pas besoin d’en parler. 9Les gens racontent en parlant de nous comment vous nous avez reçus chez vous et comment vous vous êtes tournés vers Dieu. Vous avez laissé les faux dieux, pour servir le Dieu vivant et vrai 10et pour attendre que son Fils vienne des cieux. Ce Fils, c’est Jésus que Dieu a réveillé de la mort et qui nous délivre du jugement de Dieu, qui est proche.

Un changement radical

Dans le discours de Pierre, il est question de repentance au verset 38. Le même terme grec est traduit différemment selon les versions :

  • Segond : « Repentez-vous »
  • TOB : « Convertissez-vous »
  • PdV : « Changez votre vie »
  • BFC : « Changez de comportement »
  • Semeur : « Changez »

Toutes ces expressions traduisent le verbe grec metanoeô, qui signifie littéralement « changer de pensée ». Il y a le verbe noeô, penser et le préfixe meta. En grec il indique ce qui est après ou à côté, mais aussi ce qui dépasse, qui englobe, qui est au-dessus. En français, on le retrouve par exemple dans « métamorphose » (changement de forme). La metanoia biblique implique donc une sorte de métamorphose de la pensée, une différence aussi radicale que celle qu’il y a entre une chenille et un papillon

L’idée est vraiment celle d’un bouleversement dans la façon de penser, de réfléchir, de voir les choses… et donc de vivre. Aujourd’hui en français, le mot repentance est essentiellement associé à une demande de pardon, un regret, un repentir… mais il n’a pas toutes les connotations de changement qu’il y a dans le terme grec de metanoia. C’est pourquoi les versions modernes font bien de traduire par changement plutôt que par repentance.

C’est bien ce qu’il faut entendre : la repentance, c’est un changement radical.

Le texte de l’épître aux Thessaloniciens permet d’aller un peu plus loin. Le mot metanoia n’y est pas utilisé mais la même idée y est présente, à travers une série de verbes qui veulent dire la même chose : « vous vous êtes tournés vers Dieu, vous avez laissé les faux dieux, pour servir le Dieu vivant et vrai. » (v.9). En réalité, en grec, il n’y a qu’un seul verbe pour exprimer un double mouvement. Littéralement : « vous vous êtes tournés vers Dieu loin des idoles. »

On est proche de l’idée de conversion mais avec ce double mouvement vers Dieu d’une part et loin des idoles d’autre part. Les idoles, c’est tout ce qui prend la place de Dieu. Dans la repentance, il ne s’agit pas seulement de se détourner des idoles (on pourrait dire se repentir de ses péchés), il faut les remplacer par le Dieu vivant et vrai.

Voilà pourquoi il s’agit d’un véritable changement radical. Pas seulement une demande de pardon pour nos péchés mais l’entrée dans une vie nouvelle, avec le Dieu vivant plutôt que nos idoles. C’est un changement de vie !

Au début de la vie chrétienne

Qui donc est concerné par ce changement radical ? Dans le discours de Pierre, l’appel s’adresse à ceux qui entendent le message de l’Evangile et sont touchés. Il appelle les foules à la repentance lorsque celles-cil lui demandent : « Que devons-nous faire ? »

Dans la réponse de Pierre, la metanoia est associée au baptême et au pardon des péchés. On parle bien du début de la vie chrétienne. L’enjeu c’est le salut : Paul parle d’une foi en Jésus-Christ « qui nous délivre du jugement de Dieu » (1 Th 1.10). La repentance est donc la réponse que le croyant apporte à l’appel de l’Evangile. C’est le prolongement du « Viens et suis-moi » que Jésus adresse à ses disciples dans les Evangiles, ou des appels au « retour à Dieu » que ne cessent de répéter les prophètes de l’Ancien Testament. Il est donc aussi légitime de traduire l’appel de Pierre dans ce discours par « convertissez-vous » (TOB).

De plus, il s’agit bien d’une expérience universelle, qui n’est pas liée au contexte de l’époque de la Pentecôte puisque « la promesse de Dieu est pour vous et pour vos enfants. Elle est pour tous ceux qui sont loin, pour tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera ». La metanoia est donc la réponse du croyant à l’appel de Dieu.

On peut y associer d’autres expressions bibliques comme la « nouvelle naissance », cette entrée dans la vie nouvelle offerte par Dieu en Jésus-Christ, qu’il est plus ou moins facile à situer chronologiquement selon les cheminements personnels mais qui est l’expérience nécessaire pour être sauvé, selon les paroles de Jésus à Nicodème : « Je te le dis, c’est la vérité, personne ne peut entrer dans le Royaume de Dieu, s’il ne naît pas d’eau et d’Esprit. » (Jean 3.5)

On le sait, certains arrivent à dater précisément le jour de leur conversion, parce qu’elle est liée à une expérience facilement identifiable. D’autres peuvent parler d’une période de leur vie où ils ont pris conscience d’être déjà engagé sur le chemin et d’avoir vécu cette metanoia biblique même s’ils n’arrivent pas à l’associer à une date précise. Peu importe, l’important est d’être sur le chemin aujourd’hui !

Parce que d’autres ont clairement rejeté l’appel à la repentance et ont choisi de ne pas suivre le Christ. D’autres encore s’interrogent, hésitent… sachant bien qu’ils n’ont pas encore franchi le pas. Et on peut comprendre cette hésitation : la repentance est un changement radical, un vrai acte de foi !

Et pourquoi pas après aussi ?

La repentance n’est-elle alors que pour les non-croyants ? Est-ce que c’est un appel que nous n’avons plus à entendre dès lors que nous lui avons répondu un jour ? Je ne pense pas.

Il y a par exemple plusieurs appels à la repentance adressés aux 7 Eglises de l’Apocalypse. Et ce sont bien à des chrétiens qu’ils s’adressent ! Il y a parfois chez les chrétiens des comportements, des convictions dans lesquelles nous nous enfermons et qui nous éloignent de Dieu. Et pour sortir de ces ornières, on a parfois besoin d’un changement radical !

Pensez à « notre » récit biblique (celui que nous avons retenu dans le cadre du parcours Vitalité) : la rencontre entre Pierre et Corneille (Actes 10-11). Il y a bien dans ce texte deux repentances. Celle de Corneille et sa famille, évidemment, qui se convertissent en réponse à l’appel de l’Evangile. Mais aussi celle de Pierre, qui change radicalement de pensée au moment où il comprend que l’Evangile est pour toutes les nations et que Dieu accorde son Esprit saint aux païens comme aux Juifs, sans distinction. Et c’est vraiment une metanoia, un changement radical, qui ne va pas changer seulement la vie de Pierre mais celle de toute l’Eglise !

Dans le cheminement spirituelle du chrétien, il y a donc de la place pour des moments de metanoia. Je ne parle pas ici d’une repentance pour être sauvé ; cette repentance-là est lié à la nouvelle naissance, au début de notre vie spirituelle. Elle n’est pas appelée à se répéter. Je ne parle pas non plus du fait de demander pardon à Dieu pour des péchés commis, ce qui a tout à fait sa place dans la vie chrétienne… Mais je parle d’un véritable changement radical de pensée, de comportement, de vie, où il y a un avant et un après. Ca peut être lié à un comportement ou une conviction fausse dans laquelle nous nous sommes enfermés, ça peut être lié à une délivrance, mais aussi à un appel spécifique reçu du Seigneur…

Ce changement radical n’appartient pas à l’ordinaire de la vie chrétienne. Habituellement , il s’agit plutôt d’une évolution progressive, plus ou moins rapide, qu’on appelle la sanctification. Florence en parlera la semaine prochaine. Mais des changements radicaux, en réponse à un appel spécifique ou à une intervention particulière de Dieu, peuvent aussi faire partie de notre vie chrétienne. Il s’agit pour tout chrétien de rester toujours attentif à l’appel de Dieu qui peut retentir…

Conclusion

La repentance, ce changement radical en réponse à l’appel de Dieu, nous concerne tous.

D’abord parce qu’elle est la porte d’entrée dans le Royaume de Dieu, par laquelle nous recevons le salut de Dieu. Elle est la réponse à l’appel de l’Evangile qui retentit pour tous, à travers les générations. Elle manifeste le changement radical que constitue la vie avec Dieu, qui nous est proposée à tous. Elle est donc d’abord un acte de foi que chacun est appelé à faire un jour dans sa vie.

Mais la metanoia peut encore nous atteindre après notre conversion, non pas que nous ayons besoin d’être sauvé une fois de plus, mais parce que l’appel de Dieu peut à tout moment retentir, un appel qui peut nous mener à un nouveau changement radical dans notre vie.

Découvrir l’amour

 

Ephésiens 2.1-10
1 Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes, à cause de vos péchés. 2 Vous viviez dans le péché en suivant les forces de ce monde. Vous obéissiez au chef des puissances mauvaises qui règnent entre ciel et terre. Ce chef, c’est l’esprit du mal qui agit maintenant chez ceux qui désobéissent à Dieu. 3 Autrefois, nous aussi, nous faisions tous partie de ces gens-là quand nous vivions selon nos désirs mauvais. Nous obéissions à ces désirs et à nos pensées mauvaises. À cause de notre nature, nous méritions la colère de Dieu comme les autres.
4 Mais Dieu est riche en pitié : à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5 à nous qui étions morts à cause de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ. Oui, vous êtes sauvés par grâce. 6 Avec le Christ Jésus, il nous a réveillés de la mort et avec lui encore, il nous a fait asseoir dans les cieux. 7 Ainsi, en montrant sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, Dieu a voulu prouver pour toujours la richesse extraordinaire de sa grâce. 8 En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9 Ce salut ne vient pas de vos actions à vous, donc personne ne peut se vanter ! 10 Oui, c’est Dieu qui nous a faits. Il nous a créés dans le Christ Jésus pour que nous menions une vie riche en actions bonnes. Et ces actions, Dieu les a préparées pour que nous les fassions.

 

Découvrir l’amour change une vie. Radicalement. Dans ma vie, il y a clairement un avant et un après ma rencontre avec celle qui est devenue ma femme ! Ma vie n’était pas la même avant et après !

C’est vrai aussi (c’est même encore plus vrai !) pour notre rencontre avec l’amour de Dieu. Il y a un avant et un après…

Un avant et un après

L’amour de Dieu, au cœur de ce texte, est à la base d’un changement radical, le plus grand changement possible dans la vie d’un être humain. Paul évoque bien ici un avant et un après :
Un avant : « Autrefois vous étiez mort à cause de vos fautes… » (v.1). Et la description continue jusqu’au verset 3 qui se termine par cette conclusion : « nous méritions la colère de Dieu comme les autres. »
Un après : « Mais Dieu est riche en pitié » (v.4), et un peu plus loin : « A nous qui étions morts à cause de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ. » (v.5)

Autrement dit : autrefois, nous étions morts, maintenant nous sommes vivants !

On parle souvent de la vie chrétienne, et c’est bien une image biblique, comme d’une vie nouvelle, qui débute avec une nouvelle naissance. C’est ce que Jésus disait à Nicodème : « Je te le dis, c’est la vérité, personne ne peut voir le Royaume de Dieu, s’il ne naît pas de nouveau. » (Jean 3.3)

Mais le langage utilisé par Paul ici est encore plus fort. Cette nouvelle naissance, c’est une résurrection ! Il ne s’agit pas seulement de changer de vie, de choisir une vie meilleure… il s’agit de passer de la mort à la vie ! Une résurrection !

La vie chrétienne est alors perçue comme une expérience de résurrection, grâce à l’amour de Dieu. La notion même de résurrection implique un changement radical, une vie nouvelle. La résurrection du Christ n’est pas une simple réanimation de son corps. C’est l’entrée dans une vie nouvelle qui ne connaîtra plus la mort. Il est vivant, pour toujours ! C’est la même chose pour notre expérience chrétienne.

L’amour de Dieu, ce n’est pas seulement d’avoir donné son Fils Jésus-Christ, mort et ressuscité, il y a 2000 ans. C’est aussi de nous rendre aujourd’hui participants de cette mort et de cette résurrection.

La vie chrétienne à laquelle l’Evangile nous appelle, c’est une vie de résurrection, de changements, d’évolution permanente, au contact de l’amour de Dieu. Notre sève, notre force vitale, le sang qui coule dans nos veines spirituelles, c’est l’amour de Dieu ! Le même qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts !

Les mots de l’amour

Un seul terme ne suffit pas à décrire l’amour de Dieu ! En plus de l’expression « le grand amour dont il nous a aimés », au verset 5, on trouve aussi utilisé, au verset 4, le terme « pitié » (PdV), que la NBS traduit par « compassion » et la TOB par « miséricorde ». Et puis au verset 7, la bonté. On pourrait encore ajouter la mention, à trois reprises (v.5,7,8) de la grâce comme une expression de l’amour de Dieu.

Le terme le plus englobant, c’est l’amour, qui traduit le grec agapê. C’est le terme que les auteurs du Nouveau Testament ont choisi pour décrire l’amour de Dieu, l’expression même de sa personne puisque, selon Jean dans sa première épître, « Dieu est amour » (1 Jn 4.8). Dans notre texte, Paul le dit avec une certaine emphase : « A cause du grand amour dont il nous a aimés » (v.4)

Cet amour de Dieu se décline ici sous trois formes : la pitié, la bonté et la grâce.

  • La pitié (eleos), ou la compassion, c’est l’amour qui pousse à venir en aide à ceux qui sont dans la détresse. Dieu ne veut pas nous laisser dans le péché : « Autrefois vous étiez morts… » et Dieu ne peut pas se satisfaire de cela. Alors dans son amour, il prend pitié de nous et met en œuvre son projet de salut.
  • La bonté (chrestotês), c’est l’amour qui se montre généreux. Ici, la bonté est associée à « la richesse extraordinaire de sa grâce ». Ce sont les bienfaits de Dieu qui sont répandus sur tous, comme quand Jésus dit « il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. » (Mt 5.45)
  • Quant à la grâce, c’est le don gratuit de Dieu. Elle est associée par deux fois au salut dans notre texte, et une fois à l’abondance de la bonté de Dieu manifestée en Jésus-Christ. La grâce est la réponse de Dieu à notre culpabilité, la solution au péché : c’est son pardon.

La pitié, la bonté et la grâce. Trois termes qui qualifient l’amour agapê de Dieu, manifestés à leur paroxysme dans la personne et l’oeuvre de Jésus-Christ. Il a eu pitié de nous : il est venu à notre secours en se faisant serviteur. Dans sa bonté il a tout donné, jusqu’à sa propre vie. Sa grâce s’est manifestée dans son sacrifice à la croix, allant jusqu’à dire en agonisant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Parler de l’amour de Dieu, ce n’est donc pas simplement parler du « bon Dieu ». C’est parler de la façon concrète dont Dieu a témoigné son amour envers nous. C’est parler d’un amour à multiples facettes, dont la pitié, la bonté et la grâce font partie… mais il y en a bien d’autres encore que nous sommes appelés à découvrir tout au long de notre vie chrétienne.

Les fruits de l’amour

Si, précédemment, Paul a décrit la vie nouvelle reçue en Christ comme une résurrection, au verset 10 il la compare à une véritable nouvelle création : « Oui, c’est Dieu qui nous a faits. Il nous a créés dans le Christ Jésus pour que nous menions une vie riche en actions bonnes. Et ces actions, Dieu les a préparées pour que nous les fassions. » (v.10)

L’image est aussi forte et traduit bien la nouveauté radicale que cela représente. En Christ, nous sommes de nouvelles créatures… et nous devons agir comme telles. Il s’agit alors de mener une vie « riche en actions bonnes », des actions que Dieu a préparées pour nous.

Il faut bien comprendre cette expression. Paul n’est pas en train de dire qu’il aurait établi une liste de choses à faire et puis qu’il nous dirait ensuite : « allez-y, j’ai préparé la liste, maintenant débrouillez-vous ! »

Dieu ne prépare pas une liste, il prépare notre cœur ! Il nous façonne, nous transforme, nous sommes son ouvrage ! Oui, c’est nous qui pratiquons ces œuvres, mais grâce à l’amour de Dieu. Ces œuvres bonnes, ce sont les fruits de l’amour de Dieu dans notre vie.

C’est pourquoi, il y a un lien entre l’amour de Dieu et les œuvres bonnes que nous sommes appelés à faire. L’amour de Dieu envers nous inspire notre amour envers notre prochain. On peut alors reprendre les trois facettes de l’amour de Dieu : la pitié, la bonté et la grâce.

La pitié, ou la compassion, nous conduit à prendre soin de ceux qui souffrent, de ceux qui sont dans la détresse… Et franchement, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Il y a toujours, autour de nous, quelqu’un qui a besoin de nous, de notre aide, de notre écoute, de notre prière. Il suffit d’ouvrir les yeux !

La bonté de Dieu nous invite à la générosité. Dans la perspective du Royaume de Dieu, on n’est pas riche de ce que l’on possède, on est riche de ce que l’on partage. Et je ne parle pas ici seulement de notre porte-monnaie (même s’il est aussi concerné !), je parle aussi du temps qu’on consacre aux autres, de l’ouverture dont on fait preuve, de l’accueil que l’on réserve.

La grâce, enfin, nous pousse à la gratuité. L’amour véritable est gratuit, il ne calcule pas, il n’attend rien en retour. Nous avons tellement besoin de gratuité dans nos relations… et une des expressions ultimes de la gratuité, c’est le pardon !

Conclusion

L’amour de Dieu rend tous les changements possibles, il offre une vie nouvelle, une véritable résurrection, une création nouvelle. Il s’est exprimée de façon parfaite en Jésus-Christ, et il continue de nous le manifester aujourd’hui par son Esprit.

Nous sommes au bénéfice de l’amour parfait de Dieu, de sa compassion, de sa bonté et de sa grâce… et nous sommes appelés à notre tour à faire preuve d’amour envers notre prochain, dans la compassion, la bonté et la grâce. Laissons donc mûrir dans notre vie les fruits de l’amour de Dieu !