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Christ est ma vie (1) Être disciple du Christ

Nous commençons notre campagne de quatre semaines sur le thème « Christ est ma vie » en parlant du fait d’être disciple du Christ. Et ça tombe bien en ce dimanche de rentrée de l’Eglise ! Pourquoi ? Parce que, dans le Nouveau Testament, le mot « disciple » traduit le grec mathetes, c’est celui qui apprend. Le mot français « mathématique » vient de la même racine grecque. Un disciple, c’est donc un élève, un étudiant.

D’une certaine façon, on peut donc dire que ce matin, c’est notre rentrée de disciples !

Evidemment, les disciples au temps de Jésus n’étaient pas tout à fait comme les étudiants aujourd’hui… Pas de prépa, de concours ou de parcours sup ! Pas de week-end d’intégration, de carte étudiant ou de logement étudiant à trouver…

Mais il y avait des enseignants. Ou plutôt il y avait en général un maître auquel le disciple s’attachait. C’est ce qu’ont fait les disciples dans les évangiles. C’est ce qu’on fait les premiers croyants du Nouveau Testament. Et c’est pour cette raison que les disciples de Jésus ont été appelés chrétiens. C’est le livre des Actes qui nous en parle : « C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. » (Ac 11.26) Ce ne sont pas les disciples qui ont choisi eux-mêmes de s’appeler chrétiens, c’est un nom qu’on leur a donné, peut-être même comme un sobriquet au début. Mais c’est un nom qui leur convenait bien et qui s’est imposé. Un disciple se définit par son maître : un disciple de Christ (Christos) est un chrétien (christianos).

Mais qu’est-ce que cela implique d’être disciple de Jésus-Christ ? Voyons ce que Jésus lui-même en dit, dans l’évangile selon Matthieu :

Matthieu 16.24-28
24 Puis Jésus dit à ses disciples : «Si quelqu’un veut me suivre, qu’il s’abandonne lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. 25 En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. 26 À quoi bon gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Que donnerait-on en échange de sa vie ? 27 En effet, le Fils de l’homme va venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon la façon dont il aura agi. 28 Je vous le déclare, c’est la vérité : quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront pas avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir comme roi.»

Juste avant ces paroles de Jésus, Pierre avait publiquement confessé le Christ, reconnaissant en Jésus le Messie. Puis Jésus avait annoncé à ses disciples sa mort et sa résurrection… Une annonce que les disciples ont d’ailleurs du mal à comprendre, en particulier Pierre qui fait même des reproches à Jésus en lui disant que ça ne lui arrivera pas !

Probablement que pour Pierre, tout va bien. Jésus accomplit des miracles, les foules sont subjuguées par son enseignement. Que peut-il lui arriver ? Il est invincible… et ses disciples avec lui ! Sauf que Jésus n’est pas dupe et qu’il sait très bien comment les choses vont se terminer… alors il se doit de remettre les points sur les i pour ses disciples. Et leur rappeler à quoi ils se sont engagés.

Suivre Jésus

« Si quelqu’un veut me suivre… » Voilà, fondamentalement, ce qu’est un disciple : quelqu’un qui suit son maître. Jésus-Christ est notre maître, nous le suivons !

Cet appel à suivre le Christ, qui traverse les évangiles, nous invite à ne pas définir la foi chrétienne d’abord comme une appartenance à une religion, une adhésion à des articles de foi mais comme le choix de suivre Jésus-Christ. Quand je dis que je suis chrétien, je ne devrais pas être en train de dire : « je crois en ceci ou cela ». Je devrais être en train de dire : « je suis Jésus, je m’efforce de suivre le Christ »

Suivre Jésus, c’est d’abord, un jour, répondre à son appel : « viens et suis-moi ». On devient disciple de Jésus quand on se met en marche à sa suite. Et on le reste en continuant de marcher. Ça ne s’arrête jamais ! Le chemin est sans cesse renouvelé. La vie chrétienne n’est vraiment pas une vie de routine… et si on la vit comme ça, c’est de notre faute, pas de celle du Christ !

Suivre Jésus, c’est regarder à lui comme un guide, un exemple, un modèle. Concrètement, c’est se poser la fameuse question : « Que ferait Jésus à ma place ? » Je n’ai pas toujours trouvé cette question très pertinente… Je me disais que c’était un peu simpliste, que ça ressemblait trop à une formule, une méthode trop mécanique. Et puis j’ai changé d’avis. Et aujourd’hui je me dis qu’il n’y a probablement pas de meilleure question à se poser en tant que disciple de Jésus.

« Que ferait Jésus à ma place ? » Une telle question implique bien plus que des réponses toutes faites, qu’une soumission servile à une liste d’interdits et d’obligations, elle ne trouve pas la réponse dans un verset biblique miracle qu’il suffirait de citer. Pour répondre correctement à cette question, il faut apprendre à connaître Jésus tel qu’il nous est présenté dans les évangiles : ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, la façon dont il a réagi dans telle ou telle situation, ce qui était vraiment important pour lui… Et il nous faut approfondir notre relation avec lui, aujourd’hui, dans la prière. C’est cela, suivre Jésus !

Un disciple du Christ, c’est donc celui ou celle qui choisit un jour de répondre à l’appel du Christ : « Viens et suis-moi ! », et qui chaque jour se demande : « que ferait Jésus à ma place ? »

Payer le coût

Mais Jésus ne cache pas qu’il y a un coût à payer pour le suivre… Il n’est pas en train de dire que la vie de disciple est un long fleuve tranquille, un chemin bordé de roses sans épine. L’Evangile n’est pas une publicité mensongère !

Mais avouons que les paroles de Jésus dans notre texte ne sont pas agréables à entendre. On peut même les trouver choquantes ! « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il s’abandonne lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. » S’abandonner soi-même, prendre sa croix… qui a envie de le suivre dans ces conditions ?

S’abandonner soi-même

L’expression est souvent traduite par « se renier soi-même », et c’est bien ce que le verbe grec signifie. Il s’agit de s’effacer derrière le Christ, de lui donner la priorité, la première place dans notre vie. Le Christ passe d’abord… et je passe ensuite, parce que je le suis ! Je ne choisis par d’emmener le Christ avec moi, de l’intégrer dans ma vie, c’est lui qui m’emmène avec lui.

C’est à lui que revient la première place dans la vie d’un disciple du Christ. Florence a bien montré la semaine dernière les implications pour nous de donner la priorité au Christ, et que cela ne se fait pas au détriment des autres, bien au contaire. Je vous invite à relire sa prédication !

Prendre sa croix

Je vais donc me concentrer un peu plus sur la deuxième expression, qui n’est pas moins choquante. Elle se réfère au supplice de la crucifixion, qui était courant au temps de l’empire romain. Or celui qui allait être crucifié portait lui-même sa croix, du moins le poteau transversal de celle-ci. De plus, la crucifixion était une mort infamante. Elle était réservée d’abord aux esclaves, puis aux brigands, et n’était pratiquement jamais pratiquée pour les citoyens romains, sinon dans des cas exceptionnellement graves, à titre d’humiliation.

Bref, on ne peut pas dire que la perspective soit enthousiasmante ! Mais entendre cet appel de Jésus me fait toujours penser à ces chrétiens pour qui devenir disciple du Christ impliquait une mort quasi-certaine, en martyr. Et c’est encore vrai aujourd’hui, dans certains pays où les chrétiens sont persécutés à cause de leur foi. Dans notre contexte, ces paroles résonnent différemment… Mais elles demeurent. Suivre le Christ a un coût, qui peut impliquer certaines souffrances.

Les disciples ne pouvaient sans doute pas percevoir toute la portée des paroles de Jésus. Et ils ne pouvaient certainement pas comprendre ce qu’il a dit ensuite : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » Mais nous qui savons par quel chemin le Christ est passé, nous pouvons le comprendre. Cette croix dont Jésus parle, il l’a lui-même portée. Il a été crucifié. Suivre Jésus c’est aussi emprunter le même chemin que lui, porter sa croix c’est aussi suivre le Christ crucifié.

Mais à la lumière du récit de la Passion, nous pouvons affirmer :
Que la croix ne sera pas la fin de l’histoire de Jésus. Il est ressuscité. Il l’annonce d’ailleurs juste avant notre texte. Les épreuves et les souffrances que nous pouvons connaître en tant que disciple du Christ, les croix que nous pouvons porter, ne sont jamais le dernier mot de notre histoire. Notre espérance triomphe même de la mort !
Que la croix que nous portons, Jésus la porte avec nous… c’est pour cela qu’il a promis à ses disciples de leur envoyer « un autre consolateur », le Saint-Esprit, Dieu qui vient habiter en nous. C’est un peu comme Simon de Cyrène, dans le récit de la Passion, qui a porté la croix de Jésus alors qu’il n’avait plus la force de le faire. Jésus-Christ, par son Esprit, fait de même pour nous. Nous ne sommes jamais seuls dans nos épreuves et nos souffrances. Il les porte avec nous.

Conclusion

Être disciple du Christ, c’est un choix ! Et vous pouvez très bien choisir de ne pas suivre le Christ. D’ailleurs Jésus dit : « si quelqu’un veut me suivre ». Chacun fait ce qu’il veut… Mais si vous choisissez de suivre le Christ, alors vous devez savoir à quoi ça vous engage.

Et, il faut le dire, suivre le Christ a un coût. Un vrai coût, qui implique un renoncement. Mais y a-t-il un seul choix important dans la vie qui n’implique aucun renoncement ? Choisir c’est aussi toujours renoncer à ce qu’on ne choisit pas !

Et choisir de suivre le Christ, c’est choisir la vie. C’est choisir comme maître celui qui est mort et ressuscité, et qui nous fait connaître Celui qui est la source de toute vie. Ça en vaut vraiment la peine !

Les prières les plus courtes peuvent être les meilleures !

Je vous propose de commencer par un petit quiz…

Connaissez-vous le verset le plus court de la Bible ?
Jean 11.35 : « Jésus pleura »

Et le plus long ?
Esther 8.9 : « Le même jour, le troisième mois, ou mois de Sivan, le 23 du mois, on réunit les secrétaires du roi. Selon les ordres de Mardochée, ils écrivent des lettres. Ils les envoient aux Juifs, aux représentants du roi, aux gouverneurs et aux fonctionnaires importants des 127 provinces du royaume, qui s’étend de l’Inde jusqu’à l’Éthiopie. Ils écrivent ces lettres avec l’écriture des habitants de chaque province et dans la langue de chaque peuple. Ils les écrivent aussi dans la langue des Juifs avec leur écriture. »

Certes, la numérotation en chapitres et versets est un ajout tardif dans la Bible, des repères qui ont été intégrés dans le texte biblique pour nous aider à nous repérer. Mais il y a bien dans la Bible des livres plus ou moins longs… Ainsi par exemple quel est le prophète dont le livre est le plus long ? Esaïe, avec 66 chapitres. Et le plus court ? Abdias, un seul chapitre qui tient sur une page de la Bible.

Au-delà du quiz, cela témoigne de la diversité de la Bible, c’est une indice de sa richesse. Elle contient aussi bien une longue épître en forme d’exposé théologique structuré et complet comme l’épître aux Romains, ou l’épître aux Hébreux, qu’une petite lettre personnelle de quelques lignes adressée à un certain Philémon à propos d’un de ses ex-esclaves devenu chrétien.

La même diversité se retrouve dans les Psaumes. Quel est le psaume le plus long ? Le psaume 119 avec ses 176 versets. Il faut près d’un quart d’heure pour le lire en entier à haute voix ! C’est un psaume très structuré : ce qu’on appelle un psaume alphabétique (chaque strophe de 8 versets commence par la même lettre de l’alphabet). Il décline toutes les facettes de la richesse de la Parole de Dieu. C’est une belle façon de dire qu’on ne fait jamais le tour de cette Parole, et que de nouvelles richesses se révèlent toujours à nous.

Et puis quel est le psaume le plus court ? Le psaume 117. Il ne fait que deux versets… C’est sur celui-là que je vous propose de nous arrêter ce matin :

1 Pays du monde entier, chantez la louange du SEIGNEUR !
Tous les peuples, chantez la grandeur de Dieu !
2 Oui, son amour envers nous est le plus fort.
La fidélité du SEIGNEUR est pour toujours.
Chantez la louange du SEIGNEUR !

De la longueur des prières…

Un psaume, c’est d’abord une prière. Et dans le recueil des 150 psaumes de la Bible, on y trouve des prières de toutes sortes, abordant des sujets nombreux, avec une grande variété de couleurs et de tons utilisés, et une longueur très variable. C’est d’une richesse incroyable.

Une première leçon que l’on peut tirer de la présence d’un psaume si court dans la Bible est que les prières les plus courtes peuvent aussi être les meilleures… En tout cas, qu’il n’y a pas besoin de longues prières compliquées pour qu’elles soient entendues par Dieu, que ce soit dans la prière communautaire ou dans la prière personnelle.

Il faut le reconnaître : certaines personnes ont un don pour la prière communautaire. Leur prière à haute voix est une source d’encouragement et d’édification. C’est une vraie richesse pour une Eglise !

Mais je ne pense pas forcément ici à ceux qui utilisent les mots les plus compliqués ou qui citent le plus de versets bibliques dans leurs prières ! D’ailleurs, on est en droit de se demander, parfois, pour qui certaines personnes prient. Par qui veulent-ils être entendu ? C’est ce que Jésus dénonce quand il parle des hypocrites qui prient dans les synagogues ou au coin des rues pour que tout le monde les voie (cf. Matthieu 6.5).

On dit parfois de certaines personnes qu’elles s’écoutent parler. Eh bien je crois qu’il y a aussi le risque, pour certains croyants, de s’écouter prier… et de vouloir que les autres les écoute.

Sans compter qu’il y a parfois des croyants qui, dans leurs prières publiques, déballent leur vie privée ou, pire, règlent leurs comptes avec des gens présents autour d’eux (j’en ai déjà entendu)…

Mais heureusement, à l’inverse, il y a aussi des prières toutes simples, très courtes, parfois même constituées d’une seule phrase, mais qui vont droit au cœur… Elles sont humbles, authentiques, profondes. Et Dieu prend plaisir à de telles prières. Bien plus qu’à celles de ceux qui s’écoutent prier…

Alors oui, pas de doute : les prières les plus courtes peuvent parfois être les meilleures…

Pour une prière universelle

Si on s’arrête maintenant au contenu du Psaume 117, on constate qu’il est comme un condensé de psaume, centré sur la louange. Il va à l’essentiel.

Le Psaume commence par une invitation universelle, adressée aux pays du monde entier et à tous les peuples, une invitation à louer le Seigneur. On se situe ici entre la promesse universelle faite à Abraham et la promesse de la vision de Jean dans l’Apocalypse :

Genèse 12.3
A travers toi, je bénirai toutes les familles de la terre.

Apocalypse 7.9
Je vois une très grande foule : ce sont des gens de tous les pays, de toutes les tribus, de tous les peuples et de toutes les langues. Personne ne peut les compter. Ils sont debout devant le siège du roi et devant l’Agneau. Ils portent des vêtements blancs et ils tiennent une palme à la main.

Ce petit psaume nous invite à travailler la dimension universelle de notre prière ! Même s’il est légitime d’adresser des demandes personnelles à Dieu dans la prière, il nous faut aussi sortir d’une prière égocentrée, où on ne prie que pour soi, pour ses problèmes, ses besoins, ses attentes.

La prière doit nous ouvrir sur les autres, sur le monde. C’est Karl Barth, le célèbre théologien suisse, qui disait que pour le croyant « la journée doit commencer avec une Bible dans une main et le journal dans l’autre. » Voilà qui devrait inspirer notre prière et lui donner un véritable caractère universel. Notre prière doit se nourrir de la Bible et du journal (ou de votre tablette). Il faut qu’elle cultive une dimension universelle. Et ça doit être vrai autant de la prière personnelle que de la prière communautaire.

Alors peut-être aurons-nous à faire un effort, pour décentrer un peu notre prière, pour plus l’ouvrir sur le monde. En sachant que le monde commence avec notre prochain, notre voisin…

Compter sur l’amour et la fidélité de Dieu

Le verset 2 évoque la raison principale de la louange, résumée en deux mots complémentaires appliqués à Dieu : l’amour et la fidélité.

Le psalmiste l’affirme : « Oui, son amour envers nous est le plus fort. ». Le verbe utilisé ici se trouve ailleurs dans la Bible. Par exemple, dans une bataille, il désigne le camp qui prend le dessus sur l’autre : « Quand Moïse lève son bras, les Israélites sont les plus forts. Mais quand il le laisse retomber, les Amalécites sont les plus forts. » (Exode 17.11). Le même verbe évoque les eaux du Déluge qui dépassent les plus hautes montagnes (cf. Genèse 7.18-20)

Notre psaume affirme que l’amour de Dieu nous dépasse, qu’il est le plus fort. L’expression évoque une situation de conflit ou de lutte. Car il y a de nombreuses forces dans notre vie qui essayent de contrecarrer l’amour de Dieu. Mais l’amour de Dieu est plus fort. Plus fort que nos adversaires. Plus fort que nos tentations et nos épreuves. Plus fort que nous-mêmes et nos faiblesses.

Quant à la fidélité de Dieu, elle est pour toujours. Elle n’est pas conditionnelle, limitée dans le temps ou incertaine. On peut compter sur elle.

On pourrait se demander si ce message n’est pas idéaliste, peu conforme à la réalité. Car parfois, l’épreuve semble nous submerger, notre foi vacille, le mal semble triompher, la réponse de Dieu semble tarder et son silence s’installer durablement…
Mais justement, ce psaume nous invite à percevoir l’amour de Dieu comme un combat, et mesurer la fidélité de Dieu à l’aune de l’éternité. La prière est le lieu de ce combat. On y apprend la patience et la persévérance. Et on peut y expérimenter cette espérance : oui, l’amour de Dieu est le plus fort !

Conclusion

Finalement, que nous apprend ce psaume sur la prière ?

  • Que ce n’est pas la longueur ou la complexité de la prière qui en fait sa valeur.
  • Qu’elle doit nous ouvrir sur le monde, à une dimension universelle
  • Qu’elle est le lieu où on expérimente que l’amour de Dieu est le plus fort et où on apprend la patience et la persévérance.

C’est quand même pas mal pour un psaume qui ne fait que deux versets !