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Qu’est-ce qui compte vraiment ?

 

Qu’est-ce qui compte vraiment ? C’est ce qui est au cœur de ma vie, ce sans quoi ma vie perdrait toute saveur, toute valeur. Est-ce que c’est ma famille, mes amis, mes proches ? Est-ce que c’est ma situation professionnelle, mon statut social ? Est-ce que c’est ce que j’ai construit de mes mains, ce que j’ai acquis à la sueur de mon front ?

Qu’est-ce qui compte vraiment ? C’est ce à quoi je consacre le plus de temps. C’est là où je mets mon argent. C’est ce qui occupe mes réflexions, mes projets, mes prières. C’est ce qui me fait vibrer, m’enthousiasme, me rend fier.

Qu’est-ce qui compte vraiment ? L’apôtre Paul répond à cette question ainsi : « ce qui compte c’est d’être une nouvelle créature. » (Galates 6.15).

Pour bien comprendre ce qu’il veut dire par là, je vous propose de commencer la lecture quelques versets auparavant :

Galates 6.11-18
11 Regardez ces grosses lettres : je vous écris de ma main ! 12 Ceux qui vous obligent à être circoncis, ces gens-là veulent se faire bien voir pour des raisons humaines. Leur seul but est d’éviter de souffrir à cause de la croix du Christ. 13 Ces hommes qui se font circoncire n’obéissent pas à la loi ! Et pourtant, ils veulent que vous soyez circoncis pour se vanter de votre circoncision. 14 Moi, je veux me vanter d’une seule chose : c’est de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. Par la croix, le monde est mort pour moi, et moi aussi, je suis mort pour le monde. 15 Être circoncis ou ne pas être circoncis, cela n’a pas d’importance ! Ce qui compte, c’est que Dieu nous crée à nouveau.

Quand il écrit aux chrétiens de Galatie, l’apôtre Paul est assez frontal. Ainsi, dès le tout début de sa lettre, juste après les formules de politesse d’usage, il écrit (version TOB) : « J’admire avec quelle rapidité vous vous détournez de celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à un évangile différent. » (Galates 1.6) Et le reste de l’épître est du même acabit, jusqu’à cette conclusion que nous venons de lire.

Être fier du Christ

Il faut dire que Paul en veut vraiment à ceux qu’il nomme ici « ceux qui vous obligent à être circoncis ». Il s’agissait de croyants d’origine juive qui estimaient nécessaire pour les chrétiens d’origine païenne de se faire circoncire. La circoncision, c’est le rite que Dieu a donné à Abraham comme signe de l’alliance. C’est un marqueur identitaire Juif. Autrement dit, pour ces croyants, pour devenir chrétien, il fallait aussi devenir Juif. Pour Paul, c’est intolérable : c’est même une trahison de l’Evangile… La Bonne Nouvelle, c’est que tout être humain, quel qu’il soit, reçoit le salut de Dieu par la foi seule. Exiger des croyants d’origine païenne de se faire circoncire, c’est nier cette donnée fondamentale et dire que la foi ne suffit pas.

Or Paul lui-même était Juif et il était profondément attaché à l’héritage reçu de ses pères. Pourtant il peut dire, sans ambiguïté : « Être circoncis ou ne pas être circoncis, cela n’a pas d’importance ! » Car désormais il n’est fier que d’une chose : la croix du Christ. La formule a de quoi surprendre : comment peut-on se vanter de quelque chose dont on n’est pour rien ? La croix du Christ ? Je n’y suis pour rien. Vous non plus… Et l’apôtre Paul non plus !

L’expression « la croix du Christ » désigne, par une formule condensée, tout ce qui a conduit Jésus-Christ jusqu’à la mort sur la croix et tout ce qui découle de cette mort sur la croix.

  • La croix est l’aboutissement de l’incarnation : le Fils de Dieu est devenu homme, il nous a rejoint dans notre humanité, jusqu’à la mort.
  • La croix est la fin d’un monde et l’aube d’un nouveau monde. Après la croix vient le tombeau vide, le Christ est mort mais il est aussi ressuscité. D’ailleurs Paul y fait référence en évoquant une création nouvelle : « Ce qui compte, c’est que Dieu nous crée à nouveau. »
  • La croix du Christ dans ma vie est l’expérience de ce changement de monde : « Par la croix, le monde est mort pour moi, et moi aussi, je suis mort pour le monde. » Plus rien n’est comme avant.

Alors oui, il y a de quoi être fier du Christ dans notre vie !

Se centrer sur le Christ

Connaître Jésus-Christ, faire l’expérience du changement de monde qui s’est joué à la croix, voilà ce qui est vraiment important. Et ne laissons pas d’autres marqueurs identitaires l’occulter.

Aujourd’hui, ce n’est plus la question de la circoncision qui pose problème parmi les chrétiens. Mais ne met-on pas en avant d’autres critères, d’autres marqueurs identitaires qui risquent d’occulter ce qui compte vraiment ? Par exemple lorsqu’on sous-entend qu’être « vraiment » chrétien, c’est être ceci ou cela, c’est faire et dire ceci ou cela… Être vraiment chrétien, ça serait appartenir à telle confession chrétienne plutôt qu’une autre, adopter telle culture évangélico-compatible, souscrire à telles valeurs, assumer telle posture éthique (surtout en matière sexuelle et familiale), etc ?

Je ne dis pas que ces choses ne sont pas à prendre en considération. Je dis simplement que ce n’est pas ça qui est vraiment important… Reprenons l’affirmation de l’apôtre Paul : « Être circoncis ou ne pas être circoncis, » – et vous pouvez mettre ici à la place tous les marqueurs identitaires que vous voulez – « cela n’a pas d’importance ! Ce qui compte, c’est que Dieu nous crée à nouveau. »

Être disciple du Christ

Oui, pour nous comme pour l’apôtre Paul, ce qui compte vraiment, c’est la croix du Christ et la vie nouvelle qu’il nous donne. Et on le dit sans doute ! Mais on le dit peut-être avec hésitation : « Ce qui compte vraiment, pour moi, c’est le Christ. Enfin, surtout le dimanche, et même surtout le dimanche matin… Mais du lundi au samedi, c’est moins évident »

On peut facilement cloisonner ces deux dimensions et être deux personnes différentes le dimanche et les autres jours de la semaine. Ou alors, on peut avoir l’impression d’être en apnée spirituelle toute la semaine en attendant de reprendre notre souffle le dimanche, et avant de retourner en apnée. Et c’est épuisant…

La bonne posture à adopter est celle de se voir à la fois comme pleinement disciple du Christ le dimanche, dans l’Eglise rassemblée, avec mes frères et sœurs dans la foi, et comme pleinement disciple du Christ chaque jour de la semaine, à la maison, dans ma famille, avec mes amis, dans mon travail.

Ici, il faut tordre le cou à l’idée selon laquelle il y aurait dans l’Eglise des chrétiens à plein temps pour Dieu et les autres. Comme s’il n’y avait que les pasteurs ou les missionnaires qui étaient à plein temps pour Dieu ! En réalité, tous les croyants sont à plein temps pour le Seigneur ! Du lundi au dimanche.

Evidemment, si on ne voit dans le fait d’être disciple du Christ que le seul fait de témoigner explicitement de l’Evangile, alors personne n’est à plein temps pour lui. Pas même les pasteurs !

Ce qui compte vraiment, c’est le Christ dans notre vie. Et on pourrait le reformuler en disant que ce qui compte vraiment ; c’est d’être disciple du Christ. C’est de voir toute notre vie comme une occasion de vivre en disciple du Christ : dans notre travail professionnel au quotidien, dans notre engagement associatif, dans nos relations à la maison et avec nos amis…

Conclusion

Qu’est-ce qui compte vraiment ? Chacun répondra pour lui-même, en fonction de la réalité de son cœur. Mais prenons en compte l’exhortation de l’apôtre Paul. Envisageons la croix du Christ et la vie nouvelle qui en découle comme ce qui doit compter vraiment dans notre vie.

Et cela se concrétise, notamment, selon ces trois axes :
Être fier du Christ : c’est ce qui nous anime, ce qui nous motive et nous fait vibrer. C’est le Christ dans notre vie, qui nous ouvre sur un monde nouveau.
Se centrer sur le Christ : il s’agit de ne pas se disperser. Donner trop d’importance à des choses secondaires c’est oublier l’essentiel !
Être disciple du Christ : c’est la façon concrète de vivre et de mettre en pratique ce qu’il y a dans notre cœur. Et c’est une job à plein temps ! Du lundi au dimanche !

Sur une mauvaise voie…

La Bible est un livre extraordinaire, d’une diversité et d’une richesse formidables. Mais ce n’est pas toujours un livre facile à lire. Il nous résiste parfois… et cela même si nous la lisons depuis des années, même si nous avons fait de longues études de théologie et que nous pouvons la lire dans son texte original, en hébreu et en grec !

Bien-sûr, le message central de la Bible est clair. On comprend bien la révélation du Dieu Créateur, son projet de salut pour l’humanité rebelle, sa révélation progressive à travers un homme, Abraham, puis à travers un peuple issu de sa descendance, le peuple d’Israël. On comprend bien le message de la Bonne Nouvelle du salut de Dieu en Jésus-Christ, annoncé par les prophètes, accompli par le Fils de Dieu devenu homme, mort et ressuscité.

Mais reconnaissons que certains textes nous restent encore parfois obscures, difficiles à comprendre. Et la compréhension n’est pas la seule difficulté que nous rencontrons. Il y a aussi la difficulté à vivre et à mettre en pratique ce que nous comprenons…

Cette semaine, nous avons reçu un mail d’un membre de notre Eglise qui nous demandait justement notre avis sur deux textes difficiles de la Bible. Je me suis efforcé de lui donner quelques pistes possibles de réponse… Et puis je me suis pris au jeu et, en réfléchissant à ma prédication, je me suis dit que l’un de ces deux textes pouvait être intéressant pour nous ce matin. Un texte qui n’en a pas l’air au premier abord mais qui est plutôt difficile

Jacques 5.19-20

19 Mes frères et mes sœurs, parmi vous, quelqu’un peut se perdre loin de la vérité, et un frère ou une sœur peut le ramener. 20 Eh bien, vous devez savoir ceci : si une personne ramène un pécheur de la mauvaise route où il se trouve, il le sauve de la mort. Et à cause de cette action, Dieu va pardonner beaucoup de péchés.

Le dernier chapitre de l’épître de Jacques est constitué de différentes exhortations, assez disparates. Elles parlent du rapport aux richesses, de la patience, de la prière, en particulier pour les malades… Et puis il y a notre texte, qui est la conclusion, un peu abrupte, de la lettre. On ne trouve pas, comme à la fin de la plupart des épîtres du Nouveau Testament, une salutation ou une formule de bénédiction. S’est-elle perdue ? Ou est-ce intentionnel de la part de Jacques, pour nous laisser sur une exhortation ultime ? En tout cas, notre texte constitue le point final de l’épître de Jacques telle qu’elle nous est parvenue. Un point final quelque peu énigmatique.

Qu’est-ce qui est difficile dans ce texte ? J’identifie au moins deux difficultés, l’une est théologique, l’autre est pratique.

D’abord, la difficulté théologique. Nous voyons que Jacques parle à des frères et des sœurs. Il s’agit donc bien de chrétiens. Or il parle de personnes qui « se perdent loin de la vérité ». Plus encore, Jacques nous dit que si ces frères ou ces sœurs sont ramenés, ils sont « sauvés de la mort ». Ces expressions ne semblent pas convenir à des chrétiens… Comment un croyant, qui appartient au Seigneur, peut-il s’égarer loin de la vérité ? Et comment peut-il être « sauvé de la mort » ? N’est-il pas déjà sauvé en Jésus-Christ ?

L’autre difficulté, plus pratique cette fois, est dans la façon de vivre ce texte dans l’église. Comment peut-on « ramener un pécheur de la mauvaise route où il se trouve », spécialement si ce pécheur est mon frère ou ma sœur en Christ ? Et surtout comment le faire sans se positionner en juge, sans user d’un discours accusateur ou culpabilisateur ?

Un chrétien peut s’égarer de la vérité

Il faut d’abord comprendre ce que signifie exactement ici l’expression « sauver de la mort », littéralement « sauver son âme de la mort ».

On l’a dit, Jacques s’adresse à des chrétiens. Je ne pense donc pas que l’expression « sauver une âme de la mort » signifie ici simplement « être sauvé ». Quand on prend en compte l’ensemble de la révélation biblique, on comprend que Dieu ne reprend pas ce qu’il donne. J’aime bien dire qu’on ne peut pas « perdre » son salut parce qu’on ne peut pas non plus le « gagner » ! Il ne dépend d’aucun effort de notre part, d’aucun mérite. On le reçoit de Dieu, par grâce. Et Dieu ne reprend pas ce qu’il a donné !

Mais, même sauvé, le chrétien doit encore lutter contre la « mort » qui agit en lui, contre le péché encore présent dans son coeur, contre le « vieil homme » comme dirait l’apôtre Paul. Il ne faut pas croire qu’il suffit de devenir chrétien pour ne plus avoir de combat spirituel à mener dans sa vie. C’est même probablement le contraire ! Des luttes spécifiques commencent avec la conversion. C’est un combat qui accompagne le chrétien, parfois douloureusement, tout au long de sa vie.

Jacques lui-même l’a déjà évoqué, au début de sa lettre :

« Chacun est poussé au mal par son désir mauvais qui l’attire et l’entraîne. Et quand on laisse faire ce désir, il donne naissance au péché. Puis, quand le péché a grandi, il donne naissance à la mort. » (Jacques 1.14-15)

Il est donc tout à fait possible qu’un chrétien s’égare de la vérité, autrement dit qu’il s’éloigne de Dieu. Car il n’y a pas de vérité en dehors de Dieu. D’ailleurs la formulation utilisée par Jacques évoque de manière étonnante la célèbre parole de Jésus affirmant être « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6). Jacques aussi parle de vérité, de chemin (ou de route) et de vie (en étant sauvé de la mort).

Mais attention : s’égarer, ce n’est pas seulement commettre tel ou tel péché. Il ne s’agit pas de faire une liste de péchés à ne pas commettre et si on n’a coché aucune case, on est bon ! Commettre le péché, c’est aussi ne pas faire le bien, c’est aussi l’absence, voire le manque, d’amour. Jacques l’a déjà dit : « Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas, se rend coupable d’un péché. » (Jacques 4.17)

Pour toutes ces raisons, nous pouvons dire qu’un chrétien peut s’égarer de la vérité. Ca ne veut pas dire qu’il est perdu, mort spirituellement. Mais par son égarement, quel qu’il soit, il laisse le péché agir en lui. Cela a forcément des conséquences spirituelles, ça l’éloigne de Dieu, la source de vie… c’est aussi cela, la mort.

Ramener de l’égarement…

Pour le chrétien, revenir de son égarement, c’est retrouver le chemin de la vie, de la communion avec Dieu. Mais dans notre texte, Jacques ne parle pas seulement des chrétiens qui se seraient égarés et qui reviennent d’eux-mêmes à Dieu. Il parle de chrétiens qui ramènent un de leurs frères ou de leurs sœurs de la mauvaise route où il se trouve. Ne pas le faire semble même s’apparenter à de la non assistance à un frère ou une soeur en danger !

Mais a-t-on le droit de dire à un frère ou une sœur qu’il s’égare ? Et comment être sûr que ce n’est pas nous qui nous égarons en le disant ? Et comment le faire sans que notre démarche soit perçue comme un jugement sur la personne ?

On ne veut pas tomber sous la condamnation de la mise en garde de Jésus, dans le Sermon sur la Montagne : « Ne jugez pas afin de ne pas être jugés ! » (Matthieu 7.1) Une parole à laquelle Jacques fait d’ailleurs référence dans sa lettre :

« Frères et sœurs chrétiens, ne dites pas de mal les uns des autres ! Celui qui dit du mal d’un frère ou d’une sœur, ou qui les juge, dit du mal de la loi et il juge la loi. Et si tu juges la loi, tu n’obéis plus à la loi, tu es son juge. C’est Dieu seul qui donne la loi et qui est juge, lui seul peut sauver et faire mourir. Mais toi qui juges ton prochain, pour qui te prends-tu ? » (Jacques 4.11-12)

Notons que Jacques ne dit rien de la manière de ramener son frère ou sa sœur de son égarement… Or, juste avant, il parlait de la prière. On peut sans doute se dire que la première façon d’accomplir l’exhortation de Jacques, c’est en priant pour notre frère ou notre soeur ! Prier les uns pour les autres, c’est se soucier les uns des autres !

Pour autant, la démarche suggérée par Jacques n’implique-t-elle pas autre chose que la prière seulement ? N’y a-t-il pas aussi quelque chose à dire explicitement parfois ? Nous pouvons penser aux prédicateurs et plus largement, à tous ceux qui se retrouvrent dans une situation où ils sont appelés à transmettre d’une manière ou d’une autre une parole du Seigneur… Quel est le message que nous prêchons ? Pour pouvoir ramener de l’égarement possible, il faut refuser un discours lénifiant, qui arrondit trop les angles, qui fait silence sur les exigences de Dieu et sa sainteté, qui refuse de parler du péché et du besoin, y compris pour le chrétien, de se repentir.

Mais Jacques nous invite sans doute aussi, parfois, à aller plus loin. A dire à notre frère, notre sœur, ce qui ne va pas, à les mettre en garde contre certaines pratiques qui les éloignent de Dieu. Mais attention : gardons toujours à l’esprit le risque de prendre la position du juge de son frère ou sa sœur. C’est à proscrire absolument ! L’Eglise est une communauté de pécheurs pardonnés. Personne ne peut se placer en juge d’autrui. Et si une démarche est entreprise envers un frère ou une sœur, il faut l’accompagner de prière, et faire de preuve de prudence, d’amour, de respect et d’humilité. Il suffit de relire la développement de la lettre de Jacques sur la langue et les dégâts que peuvent provoquer certaines paroles pour s’en convaincre…

Conclusion

Si cette parole de la lettre de Jacques est difficile, autant théologiquement que pratiquement, c’est peut-être parce qu’elle touche à nos luttes intimes, nos combats personnels contre le péché, nos risques de nous égarer loin de Dieu. Aucun chrétien n’y échappe !

Mais la bonne nouvelle, c’est que Dieu est toujours prêt à pardonner. Il nous accueille sans cesse, il ne rejette jamais celui qui revient à lui. C’est aussi ce qui doit nous motiver dans nos prières les uns pour les autres, et dans nos relations.

Finalement, nous avons toujours besoin d’être sauvés de la mort, par Celui qui a vaincu la mort, le Christ ressuscité !